Nouvelle menace sur le métro
ALBIN,DIDIER
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Lundi 17 novembre 2008
Charleroi Le collectif privilégie la création d’un site propre pour le tram et le bus
La demande se fonde sur une loi de 1993 concernant un droit d’action en matière de protection de l’environnement. L’action en cessation doit satisfaire à deux conditions. A défaut d’être portée par une autorité administrative, elle doit l’être par des citoyens agissant en son nom et offrant de prendre à leur charge les frais judiciaires, y compris de condamnation. Par ailleurs, les agissements dénoncés doivent constituer une atteinte aux dispositions environnementales, ou au bon aménagement du territoire.
Pour le groupe de citoyens, c’est le cas. Non seulement le projet est présenté sur la base d’une étude d’incidences qui n’a pas apprécié correctement les interactions avec le système de circulation dans lequel le métro va devoir s’intégrer. Mais par-dessus le marché, le permis a méconnu les prérogatives du conseil communal et ne tient pas compte du projet sur l’environnement. De ce fait, il est irrégulier.
La procédure prolonge une double action engagée devant le conseil d’Etat. Si la requête en suspension a été écartée en août, celle en annulation se poursuit. « Nous voulons nous mettre à l’abri d’un arrêt qui nous serait favorable d’ici deux ou trois ans à l’issue de l’achèvement de la boucle », confie André Lierneux, parmi les six plaignants. C’est sur le fond que statue en effet le tribunal dans le cadre des recours en cessation environnementale. Il le fait dans des délais de 3 à 4 mois. Me Vincent Letellier insiste sur le caractère inédit de l’affaire, dont le but est de contester un projet de ville. « Nous ne voulons pas l’abandon de la fermeture de la boucle, affirme André Lierneux. Nous voulons un changement ou une adaptation du matériel roulant sur le tracé central. Des rames qui imposent la construction de quais d’un mètre de haut, ce n’est pas raisonnable. »
Le bourgmestre estime qu’une nouvelle remise en cause du projet pourrait faire perdre les crédits qui y sont affectés. Tant auprès de la Région wallonne que de la banque européenne d’investissement.
Des œuvres de Szymkowicz pour « égayer » la station
Depuis quelques semaines, il y est de retour avec des adaptations de ses tableaux en mosaïque et céramique. Chacun aura des sentiments partagés devant « Femme et enfant dans la ville », de part et d’autre du rond-point du viaduc. L’artiste se défend d’y avoir mis de l’angoisse et du pessimisme comme dans ses suppliciés. Il dit être conscient que « les usagers confrontés à l’insécurité n’ont pas besoin d’une autre dose d’inquiétude. Cette œuvre est rassurante ».
Un atelier vénitien a reproduit cette huile au format de trois mètres et demi sur quatre en mosaïque de verre. Les onze aquarelles qui offrent à voir des paysages toscans ont, elles, été produites par le céramiste hennuyer Maurice Joly à Quaregnon. On les découvre en sous-sol sur les murs de la station. Ils donnent un air de galerie d’art à l’arrêt de métro. Pour Szymkowicz, cette commande marque la reconnaissance tardive de son talent. Comme le confirme Stéphane Thiery, « ce n’est pas la SRWT qui choisit les artistes locaux, mais les communes elles-mêmes ».
Un consensus a uni la précédente majorité PS sur le nom de celui-là. C’était fin 2006. Avec l’appui de Van Cau ? L’artiste affirme n’avoir jamais bénéficié de faveurs politiques de sa part. Juste de son amitié. « Le Musée des beaux-arts ne dispose dans ses collections que de trois tableaux acquis entre 1972 et 1976, observe-t-il. Soit avant le mayorat de Van Cau. En outre, cela fait 25 ans que mes œuvres n’ont plus été accrochées. »
Un « ostracisme culturel » que le Bois du Cazier que préside Van Cau va réparer en accueillant une grande rétrospective Szymkowicz pour ses 60 ans en janvier.
