Les sites de réseaux sociaux scrutent certains profils
n.c.
Mercredi 19 novembre 2008
Les administrateurs des sites de réseaux sociaux comme Netlog et Facebook doivent de plus en plus souvent intervenir au niveau des profils d'auteurs et de victimes de crimes graves.
En Belgique, Netlog est intervenu, la semaine passée, sur le profil d'une femme de 30 ans de Grammont suspectée d'avoir empoisonné son fils de 5 ans. Des dizaines d'internautes avaient posté des messages haineux et agressifs sur le profil de cette mère. Son profil est désormais inaccessible pour les personnes qui ne sont pas répertoriées comme "amis".
Vendredi, Facebook a supprimé sept pages de groupes qui ont été utilisées par des néonazis italiens. Une intervention à la requête de parlementaires européens car ces groupes auraient appelé à la violence envers les Roms.
Les codes de conduite des sites de réseaux interdisent les messages menaçants, calomnieux ou racistes.
Environ 2,2 millions de Belges sont membres d'un réseau social sur internet, selon une étude du bureau InSites Consulting.
Les médias recourent de plus en plus à ces sites comme source d'information pour des suspects ou victimes impliqués dans des affaires judiciaires.
Au cours des mois passés, plusieurs médias ont utilisé des photos et messages concernant des personnes impliquées dans des crimes graves.
Le profil Facebook de la chef Chiro de Kessel-Lo qui avait abandonné son bébé était notamment référencé, de même que le profil Netlog d'un homme de Tamise qui a tué ses deux enfants. Les détails de victimes sont aussi reproduits, telles que des photos et des informations sur la victime d'une bagarre dans une école l'an dernier à Gand.
Facebook dit disposer d'une équipe qui scrute activement les profils à la recherche de matériel répréhensible. Netlog intervient surtout à la suite de signalements de la part d'autres utilisateurs.
(Belga)
