Perquisitions dans le cadre du dossier Belliraj
n.c.
Jeudi 27 novembre 2008
Une vague de perquisitions a été menée ce matin à Bruxelles, Nivelles, Tongres et Arlon dans le cadre du dossier Abdelkader Belliraj, a indiqué le parquet de Bruxelles. Dix-sept mandats d'arrêt internationaux ont été lancés par les autorités marocaines, dont quatorze visent des personnes résidant en Belgique. Onze personnes ont été interpellées.
Douze perquisitions ont été menées dans la matinée par une centaine de policiers fédéraux. Onze des quatorze personnes visées par les mandats d'arrêt ont été interpellées jeudi matin en Belgique dans le cadre de ces perquisitions, dont huit à Bruxelles, une à Nivelles, une à Tongres et une à Arlon.
Sept de ces suspects seraient extradables. Les autres personnes ayant la nationalité belge ne pourraient pas être extradées à moins qu'elles aient acquis la nationalité belge après les faits pour lesquels elles sont accusées par les autorités marocaines. Les mandats d'arrêts internationaux ont été lancés à la suite de déclarations d'Abdelkader Belliraj actuellement jugé au Maroc. Les personnes qui étaient signalées à rechercher sont soupçonnées d'appartenance à une association liée à des activités terroristes. Elles gravitaient autour d'Abdelkader Belliraj qui est actuellement jugé au Maroc pour "assassinats et tentatives d'assassinat avec des armes à feu, et vol qualifié".
Un dossier a été mis à l'instruction en Belgique en mars dernier chez les juges d'instruction Daniel Fransen et Berta Bernardo-Mendez. Un des suspects interpellés jeudi matin était recherché par ailleurs dans un dossier du parquet de Bruxelles, qui n'est pas lié au terrorisme. Le parquet de Bruxelles, qui était présent au point presse tenu par le parquet fédéral, n'a pas souhaité donner d'informations au sujet de ce dossier pour le bon déroulement de l'enquête.
Sur les sept suspects interpellés jeudi matin et qui sont extradables, trois sont connus de la Justice belge pour avoir été condamné dans le cadre du procès fin 2005 du GICM (Groupe islamique combattant marocain), celui du GIA (Groupe islamique armé) en 1995 ou dans le cadre d'un dossier de grand banditisme. Six de ces sept hommes ont la nationalité belgo-marocaine et le dernier est Algérien. Les six premiers ont acquis la nationalité belge après les faits dont ils sont accusés par les autorités marocaines.
Six des suspects extradables ont été interpellés en Région bruxelloise et le dernier à Tongres. Les quatre autres personnes interpellées et qui ne seraient pas extradables ont été appréhendées afin d'être entendues par les autorités belges dans le cadre du volet belge de l'enquête. Les dernières trois personnes faisant l'objet d'un mandat d'arrestation international décerné par les autorités marocaines n'étaient pas extradables, selon le parquet fédéral.
Les sept suspects extradables seront déférés dans le courant de la journée devant le juge d'instruction qui devrait délivrer à leur encontre un mandat d'arrêt provisoire qui devra être examiné endéans les cinq jours par la chambre du conseil. La décision finale relative à l'extradition réclamée par le Maroc revient au ministre de la Justice Jo Vandeurzen à qui sera remis un avis juridique par la chambre des mises en accusation, a rappelé le parquet fédéral.
(d’après Belga)
