De Crem « pas en guerre » contre les blogs
n.c.
Mercredi 3 décembre 2008
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a assuré mercredi qu’il n’était « pas en guerre » contre la blogosphère, tout en réaffirmant que certains blogs pouvaient être « mal utilisés ».
Le ministre de la Défense, Pieter De Crem, a assuré mercredi qu’il n’était « pas en guerre » contre la blogosphère, tout en réaffirmant que certains blogs pouvaient être « mal utilisés », après avoir été épinglé par la serveuse néerlandaise d’un bar belge de New York sur son site personnel.
« Je ne suis pas parti en guerre contre le phénomène (des blogs), c’est un instrument », a-t-il déclaré lors de l’émission Matin Première de la RTBF radio.
« Mais de temps en temps (.), l’utilisation est très mauvaise », a ajouté M. De Crem (CD&V), qui était interrogé sur des propos tenus jeudi dernier à la Chambre, quand il avait dénoncé le danger de l’évolution des techniques qui a pour conséquence que quelqu’un peut écrire n’importe quoi sur un blog.
L’affaire est partie du compte-rendu – publié le 18 novembre sur sa page personnelle par la jeune femme, Nathalie Lubbe Bakker – d’une visite effectuée par le ministre et ses conseillers au « B Café », un bar belge à New York dans lequel elle travaillait.
La jeune Néerlandaise se disait scandalisée par le comportement de M.De Crem lors de cette soirée, affirmant qu’il était arrivée « fin saoûl », avait entonné des chansons paillardes en néerlandais et voulu se servir lui-même derrière le comptoir.
Elle ajoutait qu’un conseiller ministériel lui avait avoué que la visite au siège de l’ONU à New York était loin d’être essentielle, mais qu’elle avait été maintenue « parce qu’il ne se passait rien à Bruxelles ».
Deux jours plus tard, dans un nouveau billet, Nathalie Lubbe Bakker expliquait avoir été licenciée après qu’un collaborateur non identifié du ministre eut passé un coup de téléphone au patron du bar.
M. De Crem a affirmé mercredi à la RTBF qu’il s’était renseigné auprès des services juridiques de son département pour voir comment « sauvegarder mon intégrité ».
« Je n’en dirais pas plus », a-t-il conclu.
Jeudi dernier, le ministre avait affirmé que « tout le monde ici est une victime potentielle de ce genre de chose (les blogs) ». « Nous devons y refléchir », avait dit le ministre qualifiant toute l’affaire de « non-événement ».
(D’après Belga)
