Schaar n'a pas senti l'hostilité de Lhermitte
n.c.
Mardi 9 décembre 2008
Au cours de la deuxième journée du procès « Lhermitte » à Nivelle, le président de la cour a entre autres interrogé le Dr Schaar, patriarche qui subvenait à tous les besoins de la famille Moqadem. Il a assuré ne jamais avoir entendu de la part de Geneviève Lhermitte la moindre allusion selon laquelle il aurait pu être envahissant dans son foyer. La journée s’est achevée avec les photos des victimes diffusées au jurés.
Le Dr Michel Schaar a assuré mardi devant la cour d'assises du Brabant wallon ne jamais avoir entendu de la part de Geneviève Lhermitte la moindre allusion selon laquelle il aurait pu être envahissant dans son foyer.
Dans sa lettre d'adieu laissée chez une amie avant son quintuple infanticide, Geneviève Lhermitte accusait son mari d'être sourd à sa détresse. Elle s'y prenait au Dr Schaar, le qualifiant de "salopard qui m'a pourri ma vie, volé mon intimité avec mon mari et mes enfants".
Entendu comme témoin, Michel Schaar a précisé qu'il vivait depuis 17 ans avec la famille mais que sa présence avait fortement diminué alors que la famille s'était installée à Nivelles. Il y passait la nuit du mercredi à jeudi, une semaine sur deux et y passait le week-end, arrivant très tard dans la soirée de vendredi.
Il a reconnu qu'il pouvait s'agir d'une "communauté atypique", précisant qu'il avait demandé à trois reprises au couple si sa présence dérangeait ou posait problème. "Ils m'ont à chaque fois répondu non", a-t-il souligné. Il a dit que Geneviève Lhermitte "ne lui a jamais fait la moindre allusion comme quoi j'aurais pu être exaspérant".
(D’après Belga)
