L’Union européenne doit rester ferme avec Israël
n.c.
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Lundi 12 janvier 2009
Carte blanche
Nous condamnons fermement les tirs de roquette du Hamas contre des cibles civiles israéliennes. Cependant, outre le fait que ces tirs ne justifient en rien l’ampleur des pertes occasionnées parmi les civils palestiniens, ils ne sauraient occulter les lourdes responsabilités d’Israël dans le déclenchement de la crise actuelle. Pendant la trêve de six mois décrétée en juin 2008, Israël a maintenu un blocus désastreux pour l’économie de Gaza et poursuivi les exécutions extrajudiciaires (une cinquantaine au total) dans la bande et en Cisjordanie. De plus, cette dernière demeure démembrée par les check-points de l’armée d’occupation, tandis que les colons continuent à s’y implanter.
Le rehaussement des relations euro-israéliennes décidé le 8 décembre dernier fait fi du non-respect par Israël des termes d’un accord précédent entre les deux parties, qui insistait sur « le respect des droits de l’homme et des principes démocratiques qui guident la politique interne et internationale des États concernés et constituent un élément essentiel de cet accord ».
Dans l’intervalle, pourtant, aucun progrès n’a été observé concernant les violations répétées par Israël de ses obligations juridiques internationales, qu’il s’agisse de l’occupation des territoires palestiniens conquis en 1967 et de l’annexion de Jérusalem-Est (condamnées par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU), de l’expansion des colonies de peuplement en Cisjordanie (en violation de la IVe Convention de Genève de 1949), de la construction d’un mur de séparation érigé, pour partie, à l’intérieur de la Cisjordanie (tracé qui ne répond donc pas à des considérations sécuritaires), de la poursuite des exécutions extrajudiciaires, ou de nombreuses autres atteintes aux règles du droit international, des droits de l’homme et du droit humanitaire.
Cela étant, nous appelons les autorités belges et de l’Union européenne à :
1. Se départir de leur posture dite « équidistante » en rappelant que le conflit n’oppose pas deux parties équivalentes mais un occupant et un occupé, et cela quels que soient les agissements de certains groupes armés palestiniens.
2. Faire l’inventaire de toutes les atteintes par Israël au droit international et, sur cette base, renoncer à tout rehaussement du partenariat avec cet État jusqu’à ce qu’il respecte ses engagements et obligations.
