Sombre tableau pour l’enseignement bruxellois
n.c.
Lundi 19 janvier 2009
Le tableau de l'enseignement bruxellois dressé par deux chercheurs de la VUB n'est pas fameux. L’enseignement francophone est le plus mal loti : 28% des élèves quittent l'école secondaire sans diplôme. Les deux chercheurs plaident pour un enseignement multilingue.
L’information est rapportée ce lundi par La Dernière Heure et VivaCité.
« L’enseignement bruxellois n’existe pas », affirment les chercheurs de la VUB dans une étude publiée par Brussels Studies. Les différents systèmes communautaires (francophones, néerlandophones et européen) cohabitent sans « lien structurel », ni « forme de collaboration systématique ».
Des trois types d’enseignement, c’est l’enseignement francophone qui est le plus mal loti : moins bien financé que l’enseignement flamand, il crée du « retard scolaire », dès l’école primaire et en bout de course, 28 % des élèves bruxellois francophones quittent l’école secondaire sans diplôme (contre 17 % sur l’ensemble du pays).
Les deux professeurs stigmatisent la « ségrégation spatiale, financière », voire « ethnique » qui touche l’enseignement bruxellois et dénoncent les écoles de riches dans les quartiers riches et les écoles de pauvres dans les quartiers défavorisés.
Ils plaident enfin pour un enseignement multilingue, basé entre autres sur la rédaction du curriculum dans deux langues.
(Belga)
