Caterpillar n’est pas épargné par la crise

ALBIN,DIDIER

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Lundi 19 janvier 2009

Gosselies CDD non renouvelés

Chaque mois, une centaine de travailleurs CDD de Caterpillar Belgium n’y ont pas leurs contrats renouvelés, selon le président des métallos FGTB Hainaut Namur Antonio Di Santo. Si bien que les pertes d’emploi sont chiffrées à 500. « Et l’on ne parle pas des mesures structurelles par lesquelles la direction pourrait adapter le rythme des ateliers à la chute importante des commandes. »

Des lignes de production sont déjà condamnées. C’est le cas de la ligne « moteurs », conçue comme un complément aux activités industrielles du site, fleuron du groupe US. « Sa mise à l’arrêt était programmée pour la fin 2009, rappelle Antonio Di Santo. En définitive, tout sera stoppé fin mars. La ligne occupe 170 travailleurs qu’il va falloir reclasser. » Les organisations syndicales craignent que des mesures ne touchent le personnel employé. Les appointés représentent près d’un tiers de l’effectif de Caterpillar, qui compte 4.700 emplois. « A ce jour, des réductions ont pu être effectuées grâce aux rémunérations variables, indique Antonio Di Santo. Comme dans d’autres entreprises, les cadres et les employés ont été invités à prendre leurs congés dans les périodes de chômage. Mais en plus, il leur est suggéré de profiter de crédits-temps. Quand toutes ces dispositions auront été épuisées, nous redoutons le recours à d’autres moyens d’économies structurelles. »

CDD, intérimaires, contrats précaires représentent des pourcentages considérables (parfois 25 %) du personnel des entreprises industrielles. Par la voix de son président régional, la FGTB de Charleroi admet avoir laissé aller les choses trop loin en matière de flexibilité. Demain, une de ses priorités sera de pouvoir renégocier des plafonds.

Pas de résultats.