Le premier appart-hôtel belge
BODEUX,JEAN-LUC
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Lundi 26 janvier 2009
Arlon Loger une clientèle d’affaires durant un à six mois
Pour l’heure, à Arlon, après des journées d’arrêt dues au climat, le chantier avance à nouveau, au carrefour des rues Zénobe Gramme et de l’Hydrion. Là où se trouvait, hier, la salle Tempels.
Ce concept vise une clientèle spécifique, une clientèle d’affaires : des personnes qui travaillent dans des sociétés et qui sont délocalisées, pour leur travail ou une formation, durant une période déterminée, d’un à six mois. L’appart-hôtel veut être compétitif par rapport à une location classique ou l’hôtel.
Y a-t-il une clientèle susceptible d’être séduite par ce genre de logements ? « L’étude de marché réalisée par le futur gestionnaire, la société DVS (Dom.Ville.Service Belgique), vise clairement le marché luxembourgeois, commente Philippe Sallé, directeur de projets chez BPI. Pour une question d’opportunité et de coût de l’immobilier, nous avons privilégié Arlon plutôt que Luxembourg. Mais c’est aussi pour cela qu’on s’est localisé à proximité de la gare et de l’autoroute. Et puis, il y a des services à proximité, restaurants, grandes surfaces. Les locataires sont en effet chez eux, dans leur appartement, avec un coin cuisine, mais il n’y a pas de structure horeca dans l’appart-hôtel. L’objectif est de travailler avec des magasins et des services locaux. Nettoyage, entretien, tout sera sous-traité à des firmes d’Arlon ou des environs. »
La location se fera de façon préférentielle pour une durée d’un à six mois. L’objectif n’est donc pas d’attirer une clientèle touristique. Estudiantine ? « Là, il faudra voir. Ce n’est pas le créneau, mais cela pourrait se faire en fonction du taux de remplissage. »
116 appartements de 22 à 55 m2 seront proposés à la location. Autre originalité, n’importe quel investisseur privé peut être acquéreur d’un ou de plusieurs apparts. « C’est un produit immobilier, et nous assurons un rendement de 6,15 %, pour un investissement de 70 à 80.000 euros. »
A Arlon, ce nouveau produit ouvrira donc à la fin de l’été.
Sterpenich, de petits pas en petits pas
BPI est aussi la société qui s’occupe d’un autre projet à Arlon, plus spécialement à Sterpenich, face à l’Ikea, où la création d’une nouvelle zone commerciale suscite tantôt l’adhésion, tantôt des critiques, notamment du côté des commerçants du chef-lieu.
Un projet qui en est où ? « On va dans le bon sens, estime Philippe Sallé, mais nous sommes dans une conjoncture difficile. Les signatures de contrat sont plus lentes. Pour l’heure, nous avons quelques enseignes qui ont donné leur accord sur contrat. Mais il nous faut deux locomotives, et là, rien n’est encore signé. Le timing espéré est donc postposé. » Des locomotives annoncées dans le secteur sportif et de la jardinerie.
On sait aussi, depuis le Mapic de Cannes, que le ministre Antoine a donné un avis verbal positif pour ce projet, au contraire de la direction provinciale de l’urbanisme…
Idélux a, par ailleurs, obtenu son permis pour créer des voiries publiques d’accès à ce site. « Des travaux devraient être enclenchés à ce niveau, dès cette année. »
