OGM : une « contamination inévitable » ?

n.c.

Mardi 27 janvier 2009

Sur 113 aliments testés contenant du maïs et/ou du soja (tofu, barres de céréales, biscuits, repas préparés…), 22 contenaient des traces d’organismes génétiquement modifiés, dont 2 aliments bio. C’est ce que révèle une enquête de Test-Achats.

Depuis 2004, l’emballage d’un produit doit indiquer la présence d’OGM si elle dépasse 0,9 pc (contamination accidentelle). Depuis le 1er janvier 2009, les aliments bio peuvent également contenir des traces d’OGM (jusqu’à 0,9 pc). Actuellement, 18 OGM (soja et maïs) sont autorisés dans l’Union européenne.

113 aliments dont 35 produits bio ont été analysés par Test-Achats.

« Au total, 12 produits contenaient des traces (moins de 0,9 pc) d’OGM autorisés en UE. Légalement, cela ne pose pas de problème puisque de telles ’contaminations accidentelles’ sont acceptées par l’UE », souligne Test-Achats. Parmi les produits bio, deux (du tofu) contenaient des traces d’OGM autorisés.

Par ailleurs, 7 produits contenaient des traces (moins de 1 pc) d’OGM non autorisés par l’UE. Enfin, un produit (des crackers) contenait plus de 0,9 pc d’OGM et ne le mentionnait pas sur l’étiquette. Ce qui représente une infraction à la loi.

Certains produits mentionnent « sans OGM ». Pour Test-Achats, ce type d’étiquetage n’est pas souhaitable et n’offre pas suffisamment de garantie au consommateur.

Test-Achats souligne ne pas s’opposer par principe à tout progrès technologique. « Mais un progrès ne mérite ce nom que s’il apporte des bénéfices réels, connus et mesurables », déclare Robert Rémy, spécialiste alimentation de Test-Achats. En ce qui concerne les OGM, certaines garanties doivent être maintenues, estime l’organisation qui plaide pour le droit à l’information avant tout et la liberté de choix pour le consommateur et pour l’agriculteur.

(belga)

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