Licenciement massif à Saint-Gobain

SCHARES,LUC

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Mardi 10 février 2009

Sambreville La procédure Renault est enclenchée

L’annonce de la suppression de 241 emplois est ressentie sévèrement en Basse-Sambre.

Coup dur. Lors d’un conseil d’entreprise extraordinaire, les directions de Saint-Gobain Glass et de Saint-Gobain Sekurit mettaient sur la table un plan de licenciement ce 9 février. Ce sont cent quarante emplois concernés dans le premier cas, et cent et un emplois dans le second (lire nos pages Economie). La procédure dite « Renault » est sur rails. Localement, la nouvelle est vue comme une catastrophe.

Jean-Charles Luperto (PS), député-bourgmestre de Sambreville. « Au regard de la qualité des relations jusqu’ici entretenues entre les autorités locales et les responsables de ces deux acteurs industriels, je regrette de ne pas avoir été informé plus tôt de cette décision qui concernera immanquablement certains de nos concitoyens. Il est à espérer que les travailleurs, victimes de ces dérives, bénéficieront de la même attention et du même investissement que celui récemment apporté au secteur bancaire. Je vais insister avec force pour obtenir des deux directions la garantie que toutes les solutions susceptibles d’éviter des suppressions d’emplois ont été envisagées. Conformément, d’ailleurs, à la première phase de la loi dite Renault. En outre, en relation avec le ministre Marcourt (PS) en charge de l’Economie, nous étudierons une solution respectueuse des intérêts des parties concernées. »

Gilles Mouyard (MR), député permanent aux affaires économiques et Sambrevillois. « C’est une catastrophe pour toute la région de la Basse-Sambre. Car là, très clairement, ce seront surtout des emplois de proximité qui seront touchés. Une chose me paraît toutefois bizarre. La crise économique que nous traversons a touché la finance, mais commence seulement à se faire sentir par les industries. Sans compter que les sites auvelaisiens avaient très bonne réputation dans le groupe Saint-Gobain. Il faudra peut-être penser à certaines pistes, comme la constitution de fonds par l’entreprise pour réinvestir dans la région et stimuler la création d’emplois. Cela s’était fait lors de licenciements massifs par Saint-Roch. »

La section régionale namuroise d’Ecolo. « L’industrie du verre est un secteur de pointe, par rapport à quoi la Wallonie a une longueur d’avance sur d’autres régions européennes. » Le conseiller communal des verts, Jean-Luc Révelard, déposera au prochain conseil une motion de soutien aux travailleurs.

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