Marché immobilier stable
SAINTGHISLAIN,VALERY
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Jeudi 12 février 2009
Mons/Charleroi Les notaires sont plutôt confiants pour 2009
Dans l’arrondissement de Mons par exemple, pour l’année écoulée, cette baisse s’élève à 8 %. Elle s’accompagne généralement d’un allongement de la période de négociation pour les biens mis en vente. « Cela est surtout dû à des effets psychologiques, note Me Lemaigre. Les vendeurs, à force d’entendre que le marché immobilier avait explosé ont voulu vendre à des prix surévalués. Et les acquéreurs sont dans une logique opposée, persuadés que les prix iraient au contraire à la baisse. »
Ce malentendu a surtout prévalu durant les trois premiers trimestres de 2008 avant que la crise financière ne chamboule les ultimes certitudes. Mais pas de crainte pour 2009. « Chez nous, les banques prennent soin de garantir les emprunts en fonction des moyens financiers de l’emprunteur, pas sur la valeur du bien, comme aux Etats-Unis », insiste Me Lemaigre.
A Charleroi et dans la botte du Hainaut Le prix moyen des terrains à bâtir a augmenté de 3,98 % par rapport à 2007. Les parcelles de 10 ares les moins chères sont situées à Chimay (40.000 euros en moyenne), contre 100.000 euros à Chapelle, Manage, Seneffe, Feluy, Les Bons Villers ou Châtelet. Les maisons jointives ont connu une légère baisse (- 1,36 %). C’est à Couillet qu’on peut les trouver au prix le plus bas (75.000 euros) contre 120.000 euros à Ham-sur-Heure ou Gosselies. Le marché des quatre façades a subi une baisse de 4 %. Le prix moyen le plus bas est à Monceau (100.000 euros) contre 200.000 à Ransart, Charleroi-Ville, Gerpinnes, Ham-sur-Heure et 220.000 euros à Seneffe, très prisée des acheteurs bruxellois.
Après une très forte progression (+ 14 % en 2007) pour les appartements, le marché se stabilise. C’est à Binche qu’ils coûtent le plus cher (120.000 euros pour un deux-chambres). Mais c’est à Charleroi (115.000 euros) que la spéculation est la plus présente. « Les prix restent toutefois largement inférieurs à ceux pratiqués dans d’autres villes wallonnes », note Me Lemaigre. Comme dans les autres arrondissements, les biens qui éprouvent les plus grosses difficultés à trouver acquéreurs sont ceux de prestige (350.000 euros et plus) où la décote atteint souvent 10 %.
A Mons-Borinage-Centre. Le constat posé par Dominique Tasset, notaire à Braine-le-Comte, est comparable. La spécificité locale porte sur les biens de petite valeur, à la limite de la salubrité. « Ces biens, entre 30.000 et 70.000 euros, se vendent comme des petits pains. La demande reste très forte. » Stabilité sur le marché des maisons de rangée ou 3 façades, dites moyennes. Et net ralentissement pour les biens d’exception, comme à Charleroi.
Dans l’arrondissement de Mons, le prix moyen d’un appart standard est de 118.612 euros. Celui du neuf à 1.450 euros le m2. Les deux façades se négocient en moyenne 105.180 euros contre 188.090 euros pour les quatre façades. Le terrain à bâtir part à 70 euros le m2. Les communes les moins chères restent Colfontaine, Dour, Quiévrain, Quaregnon, Frameries et Lens. Les plus chères : Seneffe, Enghien, Silly, Braine, Soignies et Ecaussinnes.
