« Un acte démocratique »
MATRICHE,JOEL
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Vendredi 13 février 2009
Liège 2015 Le collectif dénonce le manque de collaboration des autorités
Plus clairement et plus précisément, le collectif s’étonne du manque d’entrain des hommes et des femmes politiques liégeois à l’égard de cette « nouvelle pratique participative ». Ainsi, des sections liégeoises des quatre principaux partis, seules la MR et l’Ecolo ont relayé sur leur site internet l’appel aux urnes du 22 février. Le PS et le CDH n’en disent mot. Alors que, estiment les promoteurs de Liège 2015, « tout démocrate devrait se réjouir que la démocratie participative devienne un outil habituel et rigoureux des décisions au service de la collectivité ».
Alain De Clerck, le porte-parole du mouvement, pointe surtout le refus du collège d’autoriser l’usage des panneaux électoraux « qui sont pourtant le support idéal pour l’expression du débat contradictoire et de l’appel à la participation. » Un refus qu’Alain De Clerck comprend d’autant moins que « le dispositif n’est pas difficile à déployer et l’a déjà été pour des motifs culturels ou récréatifs ». De la même façon, il regrette que l’échevine (PS) du commerce et du développement économique ait enjoint les stewards urbains à ne rien coller, distribuer, afficher qui fasse référence à la consultation populaire et à une possible candidature de Liège au titre de capitale européenne de la culture en 2015. Bénévoles, forcément sous-financés, les membres du collectif se désolent du manque d’appui public.
« Nous avons au contraire été très corrects, répond pour sa part le bourgmestre, Willy Demeyer. Nous avons décidé d’organiser la consultation, nous en avons adopté les modalités lors d’un conseil communal de janvier et nous sommes maintenant en train de monter, dans l’urgence, un dossier de candidature. » La pose de panneaux d’affichage sur les 200 sites prévus nécessiterait, compte-t-il, « deux semaines de travail pour deux ouvriers ». Surtout, elle contreviendrait à l’obligation de neutralité de la Ville : « Je ne suis pas le bourgmestre de Liège 2015, mais celui de l’ensemble des habitants, continue-t-il. Nous devons dire aux gens qu’ils peuvent voter oui ou non, mais également qu’ils peuvent participer au vote ou au contraire, ne pas y prendre part. »
Maggy Yerna, échevine du commerce, assume elle aussi l’injonction faite aux stewards urbains : « Les missions de la Ville ont été définies par le conseil communal (…). Nous n’avons pas à faire campagne sur le fait de participer. »
