Chants anti-wallons : Demotte rejette la décision de l’Union belge
n.c.
Mardi 17 février 2009
Le ministre-président wallon et de la Communauté française, Rudy Demotte, a demandé à l’Union belge de revoir sa position dans le dossier du chant entonné contre les Wallons lors d’un match à Tubize. Le ministre de l’Intérieur, Guido De Padt, veut, lui, obliger l’Union belge à prendre ses responsabilités.
Le ministre-président wallon et de la Communauté française, Rudy Demotte, a demandé mardi à l’Union belge de revoir sa position dans le dossier du chant entonné contre les Wallons lors d’un match à Tubize. Selon Demotte, le Comité a adopté une « position incompréhensible et inacceptable qui traduit un manque de respect et de considération pour toute une région du pays. »
Le ministre-président souscrit pleinement à l’indignation que suscite le verdict au sein des clubs de football wallons, en particulier le Standard, l’AFC Tubize et le Sporting de Charleroi. Il ne veut pas en faire une affaire communautaire, précise-t-il, mais il estime « que l’Union belge envoie un signal très négatif non seulement aux supporters mais à l’ensemble de la population. »
Rudy Demotte a invité le président de l’Union belge, François De Keersmaecker, et le manager général de Tubize, Louis Derwa, à un entretien.
Le ministre de l’Intérieur Guido De Padt (Open VLD) veut, lui, rencontrer aussi vite que possible les dirigeants de l’Union belge et les mettre devant leurs responsabilités devant les débordements des supporters.
« J’enverrai encore cette semaine une lettre au président de l’URBSFA dans laquelle j’indique un nombre de points sur lesquels l’Union belge doit prendre de manière urgente ses responsabilités » a déclaré le ministre de l’Intérieur.
« Je pense que le système de sanction disciplinaire de l’Urbsfa n’a pas le moindre effectif dissuasif. Je peux seulement constater que les supporters individuels reçoivent des sanctions sévères sur la base de la Loi Football et que les mauvais comportements lors des rencontres de football ont sérieusement diminué, alors que l’Urbsfa manie clairement d’autres critères pour ses propres membres et affiliés. »
« Je souhaite que ce dossier ne devienne pas communautaire, il est pourtant clair que ces propos injurieux ne concordent pas avec le soutien positif de sa propre équipe ce dont je suis partisan, poursuit De Padt. Il est temps que l’Union belge prenne ses responsabilités dans cette histoire, et que l’on ne jette pas tout le temps le ballon dans le camp des autorités et de la police. »
De Padt se demande aussi si le travail ne doit pas être fait à l’Urbsfa par un comité disciplinaire et un comité d’appel complètement indépendants. « Le monde extérieur juge de telles décisions comme n’étant pas des appréciations objectives et indépendantes. » estime encore le ministre de l’Intérieur.
(D’après Belga.)
