Logement social en fusion(s)
SAUSSEZ, ISABELLE
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Mercredi 18 février 2009
Charleroi Les libéraux relancent le débat : la polémique couve
Et le secrétaire d’État de citer des contrastes flagrants dans la gestion des finances, le patrimoine et les investissements consentis ces dernières années dans le cadre des programmes exceptionnels d’investissement. « Certains ont massivement profité des PEI, d’autres pas. Et ceux qui l’ont fait ont saupoudré les investissements ou, au contraire, concentré leurs efforts sur quelques biens », explique Olivier Chastel. Selon lui, cette hétérogénéité est plus visible encore en matière de gestion. Cinq sociétés de logements sociaux, c’est cinq services de marchés publics, cinq départements informatiques, cinq organigrammes et cinq organes de gestion des candidatures pour l’accès au logement. « Quid du coût que cela représente ?, s’est-il interrogé. Il est temps de dépasser la logique du repli sur soi. »
L’idée du MR : fusionner les cinq sociétés de logements de service public en deux étapes, « pour amortir les bouleversements ». La première consisterait en la création de deux entités sur la base d’un découpage territorial est/ouest. La Carolo et Versant est d’un côté ; le Foyer marcinellois, le Val d’Heure et le Logis moderne de l’autre. Cette première phase pourrait aboutir au premier trimestre 2010. La seconde étape, consistant à créer une structure unique, devrait être bouclée avant la fin de cette législature, soir 2012. « Il faudra se faire accompagner. Les services communaux ne sont pas préparés à mettre cela sur pied. J’invite donc la Ville à lancer un marché public et ne pas prendre pour argent comptant ce que l’un ou l’autre pseudo-spécialiste raconte. » Le chef de file libéral fait ainsi référence aux échos qui reviennent du cabinet du ministre de tutelle André Antoine (CDH) et font état d’un mandat qui serait délivré à un ancien commissaire spécial pour « déblayer le terrain administrativement en vue d’une fusion ou d’un rapprochement du Val d’Heure, du Logis moderne et du Foyer marcinellois », commente l’échevin carolo du logement. Pour le socialiste Eric Massin, l’idée de rationaliser le secteur du logement social ne date pas d’hier et
figure en toutes lettres dans le pacte de majorité. « C’est facile de recycler une idée. Mais la concrétisation n’est pas aussi simple. Nous y travaillons », lance-t-il.
Repères
La gestion du parc immobilier social carolo est répartie entre cinq sociétés de logements de service public (SLSP), chacune gérée par ses propres directeur et conseil d’administration.
