L’eurosceptique Klaus compare l’UE à l’URSS

n.c.

Jeudi 19 février 2009

Le président tchèque Vaclav Klaus, connu pour son euroscepticisme, a défendu jeudi ses vues controversées au Parlement européen (PE), sous les huées et applaudissements d’une assemblée remontée à bloc. Une partie des députés, eux, a même quitté la salle en signe de protestation.

Le président tchèque Vaclav Klaus, connu pour son euroscepticisme, a défendu jeudi ses vues controversées au Parlement européen, sous les huées et applaudissements d’une assemblée remontée à bloc. Une partie des députés, eux, a même quitté la salle en signe de protestation.

M. Klaus s’en est pris particulièrement au « déficit démocratique » de l’UE. « Le système parlementaire classique repose sur une partie soutenant le gouvernement et sur une partie d’opposition, ce qui n’existe pas dans le Parlement européen. Une seule alternative y est imposée et celui qui cherche une alternative est considéré comme un adversaire de l’Union européenne », a-t-il déclaré.

« Nous avons fait l’amère expérience que l’absence d’opposition signifie la perte de liberté », a-t-il poursuivi, en référence au joug soviétique sur l’Europe centrale. « C’est pourquoi des alternatives politiques doivent exister. »

Vaclav Klaus s’est attiré une réponse enflammée du président du Parlement, Hans-Gert Poettering, qui a réfuté la comparaison entre l’Union européenne et l’URSS. « Dans un parlement du passé, vous n’auriez sans doute pas été dans la possibilité de prononcer ce discours. Mais grâce à Dieu, nous vivons dans une démocratie où tout un chacun peut exprimer son point de vue », a-t-il affirmé, le visage rouge de colère.

(belga)

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