Twitter, la machine à diffuser les scoops

n.c.

Jeudi 26 février 2009

Devinette : qui a été le premier à dégainer sur l’info du crash de Schiphol ? Les agences de presse ? CNN ? Raté. Une fois de plus, c’est Twitter, le plus grand téléphone arabe de la planète.

C’est Twitter qui a lâché le scoop du crash, un tout petit « SMS » tombé mercredi à 10 h 46, mais diffusé à des millions d’exemplaires en un clin d’œil. Le premier « urgent », signé AFP, arrive sur le fil à 10 h 59 « seulement ». Reuters le talonne de près à 11 h.

Ce n’est pas la première fois que les agences de presse « classiques » se font doubler. Les premières photos du crash dans l’Hudson ? Twitter. Les premiers témoignages lors des attentats de Mumbai ? Twitter. Les premiers résultats des élections américaines ? Twitter. Pas de doute : pour être le premier sur la balle, il faut être sur Twitter, comme BNO, cette jeune et microscopique agence de presse néerlandaise à l’origine du scoop du crash de Schiphol.

Né dans un labo de San Francisco en 2006, Twitter est en passe de devenir le plus puissant des réseaux sociaux actifs sur le Web. Ce site permet, singulièrement au départ d’un simple GSM connecté à internet, d’envoyer des micro-messages de 140 caractères (des « Tweets », ou « gazouillis » en français) à l’ensemble de son réseau. Et aux réseaux de son réseau. Soit, potentiellement, l’équivalent de millions de SMS groupés et instantanés. Une vraie machine de guerre communicationnelle…

Deux jours avant les attentats de Bombay, ses fondateurs avaient refusé une offre de rachat de Facebook, pour un montant de 500 millions de dollars. « Pure folie », hurlait-on à l’époque, la start-up ne proposant aucune perspective de revenus à moyen terme. Rien de neuf de ce côté-là, aujourd’hui, sauf que les événements l’ont propulsé au-devant de la scène médiatique. Ce qui vaut de l’or. (Ph.L)

http://twitter.com/BreakingNewsOn

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