Mons 2015 est déjà à la fête
WYNANTS,JEAN-MARIE
Dimanche 1er mars 2009
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Mons a officiellement déposé son dossier de candidature au titre de « capitale européenne de la culture » en 2015. L’affaire semble définitivement dans le sac. Le collectif Liège 2015 a annoncé qu’il n’envisageait plus de recours en justice concernant la consultation populaire du week-end dernier.
Cette fois, l’affaire semble définitivement pliée. Le collectif Liège 2015, qui souhaitait que la Cité ardente dépose un dossier de candidature comme Capitale européenne de la culture, a annoncé vendredi qu’il n’envisageait plus de recours en justice concernant la consultation populaire organisée le week-end dernier. Celle-ci, en réunissant 18.466 votants, avait manqué d’un rien le seuil de participation nécessaire (10 % de la population) pour être prise en compte.
Ce dimanche, l’équipe montoise viendra officiellement déposer son dossier de candidature à Bruxelles… et quasiment fêter sa désignation automatique, en l’absence de toute concurrence. Mons, qui prépare son dossier depuis plusieurs années, devrait donc être capitale européenne de la culture en 2015.
Et Liège ? Depuis dimanche, les débats n’ont pas cessé et les avis fusent en tous sens. Parmi les 18.466 votants, la tristesse, la colère, le sentiment d’injustice semblent dominer. On peut le comprendre. Il y a pourtant dans les événements de ces derniers mois bien des raisons de se réjouir.
Au départ de l’idée folle d’une petite poignée de convaincus, un mouvement s’est mis en marche comme on en avait rarement vu chez nous. Ce mouvement a conduit 18.466 personnes à aller voter un dimanche matin, en plein congé de carnaval, sans que rien ni personne ne les y oblige. On peut certes regretter que 90 % des Liégeois ne se soient pas prononcés. Mais près de 10 % de la population se déplaçant sur un tel sujet, c’est déjà une fameuse réussite.
Il serait dès lors absurde de laisser s’éteindre la flamme qui a été ainsi ravivée. Liège est une ville de culture. Outre les grandes institutions comme l’ORW, l’orchestre philharmonique, le Théâtre de la Place ou le futur Grand Curtius qui ouvre ses portes dans les prochains jours, on y a toujours trouvé une multitude d’artistes, de créateurs, de remueurs d’idées et d’empêcheurs de s’assoupir en rond.
Ces derniers mois, une nouvelle génération de ceux-ci est apparue. Parfois en net décalage avec les générations précédentes. L’incompréhension fut parfois rude entre ceux-là qui ont pourtant tous l’art et la culture chevillés au corps. Le mirage 2015 s’étant évanoui, il est temps que tous ceux-là se parlent et, s’appuyant sur le formidable appui populaire rencontré (10 % de votants, ça compte lors d’une élection) fassent enfin reconnaître l’importance d’un secteur que le pouvoir communal a si souvent traité avec mépris, condescendance et incompétence par le passé.
