François Martou, ancien président du MOC, est décédé

n.c.

Dimanche 1er mars 2009

L’ancien président du Mouvement ouvrier chrétien (MOC), François Martou, est décédé ce dimanche d’une crise cardiaque à l’âge de 65 ans.

L'ancien président du Mouvement Ouvrier Chrétien (MOC), François Martou, est décédé dimanche d'un crise cardiaque à l'âge de 65 ans, a annoncé la RTBF. M. Martou était économiste et philosophe de formation. Farouche défenseur de l'"Olivier", coalition des forces de gauche, en Belgique, il s'était présenté sur la liste PS pour le Sénat lors des élections de juin 2007.

M. Martou est né le 4 avril 1943 à Bruges. Il fut bachelier en philosophie et en droit et licencié en sciences économiques de l'Université Catholique de Louvain (1976), avant de faire un passage à Harvard, aux Etats-Unis, de devenir assistant et puis professeur ordinaire (1993) à l'UCL.

Parallèlement à son activité académique, M. Martou s'engagea dans la démocratie chrétienne et en particulier dans le MOC, coupole des organisations sociales chrétiennes (syndicat, mutuelles, etc.). Il devint président du MOC Bruxelles en 1974 et président national du MOC en 1988.

Il quitta ce poste en 2006 pour laisser la place au président actuel, Thierry Jacques.

S'il participa au Mouvement wallon dans les années 70, il prit ses distances dans les années '80. Fervent défenseur du "social", il s'engagea en faveur d'un rassemblement des forces de gauche en Belgique et plaida régulièrement pour un "Olivier", coalition rassemblant les socialistes, les sociaux-chrétiens et les écologistes.

M. Martou était coutumier des diatribes contre le libéralisme économique et s'en prit notamment à la politique fiscale du ministre des Finances, Didier Reynders (MR). Un temps séduit par Ecolo, il oeuvra finalement au rapprochement du MOC avec le PS qui se concrétisa en 2004 par la désignation de Christiane Vienne, secrétaire du MOC en Hainaut occidental, au poste de ministre des Affaires sociales du gouvernement wallon et par sa place sur les listes PS pour le Sénat en 2007.

L'expérience ne fut pourtant pas très concluante. M. Martou ne récolta que peu de voix et Mme Vienne fut remplacée dans l'exécutif wallon.

(D’après Belga)

Pas de résultats.