Le crash de Kalitta Air serait dû à une erreur humaine
n.c.
Jeudi 5 mars 2009
Le crash de l’avion-cargo Kalitta Air, le 25 mai dernier à Brussels Airport, serait principalement dû à une erreur de pilotage, selon un rapport.
Le crash de l’avion-cargo Kalitta Air, le 25 mai dernier à Brussels Airport, serait principalement dû à une erreur de pilotage. C’est la conclusion du prérapport final dont la Belgian Cockpit association (BECA) a pu prendre connaissance lors d’un briefing avec les enquêteurs, rapporte la RTBF sur son site internet.
L’appareil, qui transportait du fret à destination de Bahrein, n’était pas parvenu à décoller de la piste 20 et s’était brisé en trois parties après être sorti de la piste de 300 mètres. Les membres de l’équipage et le passager en étaient sortis indemnes, mais l’avion avait été totalement détruit. Les coûteux travaux de réparation de la piste et de ses environs avaient duré plusieurs semaines.
Fin décembre 2008, le secrétaire d’Etat à la Mobilité de l’époque, Etienne Schouppe, indiquait sur base d’un rapport intermédiaire que la cause de l’accident de l’avion-cargo de la compagnie américaine Kalitta Air était vraisemblablement attribuable à la décision du pilote d’interrompre le décollage après l’ingestion d’un faucon crécerelle dans un des moteurs.
« L’ingestion d’oiseaux dans le moteur n’a occasionné qu’une réduction de 40 % de la poussée de ce moteur, ce qui est très faible pour un quadrimoteur et ça n’empêchait absolument pas de décoller », explique Pierre Ghyoot, secrétaire général de BECA. Les faiblesses des moteurs du 747 sont par contre le premier élément d’une série de problèmes qui ont poussé l’équipage à l’erreur.
« Ces moteurs ont mauvaise réputation et le commandant avait déjà eu un problème avec un moteur identique 15 jours avant. Suite à ça, il a pris la décision d’annuler le décollage alors qu’il aurait pu décoller sans aucun problème », ajoute le secrétaire général de BECA. De plus, l’avion roulait déjà trop vite quand il a décidé de ne pas décoller et il a tardé à freiner. L’équipage a omis par ailleurs d’inverser les moteurs pour freiner.
La BECA ajoute que vraisemblablement l’équipage n’était pas suffisamment concentré dans les secondes qui ont précédé le départ de l’appareil en bout de piste.
(belga)
