Les Bruxellois sont fiers d’être Bruxellois, quels qu’ils soient

BELGA

Lundi 9 mars 2009

L’image que l’on se fait de Bruxelles est positive et varie peu selon qu’elle soit esquissée par ses habitants ou par ses visiteurs. Parmi les habitants de la capitale, il n’y a que peu, voire pas de différence de perception selon que l’on soit francophone ou Flamand.

C’est ce qui ressort d’une vaste étude menée à la demande de la Région bruxelloise pour mieux se vendre à l’étranger. Le bureau français d’experts en développement territorial qui l’a réalisée déposera, d’ici deux mois, une série de recommandations concrètes qui en découlent.

Les résultats de ce vaste travail mené auprès de 2.200 habitants et de 1.130 visiteurs, issus de 13 pays, et de 156 experts, ont été présentés lundi par un des auteurs de l’étude, des spécialistes du genre qui se sont livrés à une bonne trentaine d’exercices similaires dans d’autres villes et régions d’Europe.

« Septante-huit pour cent des habitants considèrent que le territoire de Bruxelles a une identité, qui plus est positive. Il s’agit d’une identité foisonnante, à plusieurs facettes et forte », a commenté Joël Gayet, du bureau Comanaging, auteur de l’étude présentée lundi aux côtés du ministre-président bruxellois Charles Picqué.

Quatre-vingt-huit pour cent des habitants consultés se disent « Bruxellois » avant tout, ce qui est considéré comme très élevé en regard des études similaires, d’autant qu’il existe 15 % de personnes expatriées dans l’échantillon.

Septante-cinq pour cent des visiteurs qui s’y rendent jugent qu’ils viennent à Bruxelles avant de considérer qu’ils viennent en Belgique.

Globalement, Bruxelles est dépeinte comme une ville-territoire, un monde à part, un grand village mondial, mais à taille humaine, traversé par un esprit hédoniste des gourmands de la vie, par le sens de l’humour et du compromis, par l’autodérision, la générosité, le sens de l’ouverture, la multiculturalité et le multilinguisme…

Dans le même temps, Bruxelles a aussi une identité duale en plusieurs points : une identité régionale récente mais aussi celle d’une ville qui dépasse son territoire ; une ville à la fois très riche et très pauvre ; coupée en deux par axes (le canal, la jonction Nord-Midi…).

Elle a aussi ses symboles reconnus : l’iris pour un tiers de ses habitants (mais pas pour les visiteurs), l’Atomium et la Grand-Place, l’Europe et ses institutions, et le Manneken-Pis (sauf pour ses habitants). Le canal est cité comme un lieu potentiellement symbolique.

Globalement, 79 % des mots donnés par les habitants et 82 % de ceux donnés par les visiteurs pour définir le caractère et le comportement des habitants sont à connotation positive, ce qui en fait un des scores les plus élevés, ont souligné les auteurs.

Pour le ministre-président bruxellois, l’unicité de perception de l’identité bruxelloise ne pourra que renforcer certaines exigences politiques bruxelloises, dont celle de la régionalisation du tourisme.

Selon lui, la perception uniforme de Bruxelles et de ses caractéristiques permettra aux décideurs de définir une stratégie globale de promotion de la Région-capitale à l’étranger.

Le futur de Bruxelles rester néanmoins tributaire de sa capacité à régler ses problèmes. « Bruxelles est certes une ville du monde mais il faut des mesures pour accompagner ce phénomène », a-t-il conclu.

(belga)

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