Bruno Georis, homme à fables
MAKEREEL,CATHERINE
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Mercredi 11 mars 2009
Théâtre « La Cigale » au Volter
Clavecin, viole de gambe et flûte à bec ponctuent cet hommage au poète, composé d’extraits de son œuvre et de sa correspondance. Bien sûr, on y retrouve les grands classiques, tels La cigale et la fourmi, Le rat de ville et le rat des champs, Le chêne et le roseau, mais aussi des textes inconnus et pleins de finesse, tissant un portrait tout en nuances du génial fabuliste.
Bien sûr, moult animaux traversent cette pièce mais c’est surtout l’humain qui se dégage tandis que l’on découvre ses amitiés, ses amours, son penchant pour les bonnes tables, sa tendresse taquineuse envers les femmes, ses relations avec Fouquet. Les textes sont d’ailleurs classés par chapitre, selon les différentes facettes de l’auteur : le promeneur, le courtisan, l’épicurien, le repentant, etc.
Là où l’on pouvait craindre un effet « récitation » de pareil spectacle, le comédien offre une performance vivante, dialoguant avec ses musiciens, imaginant des transitions loufoques, servant du vin à quelques chanceux spectateurs. Grâce à son jeu tonique et son talent comique, on se laisse bercer par un spectacle certes très classique mais qui nous régale de vers érudits, d’une grâce infinie, avec ses animaux fortiches pour nous faire la morale.
