Du Benigni pur jus aux Beaux-Arts
n.c.
Jeudi 12 mars 2009
Expliquer, puis déclamer en vieux florentin des passages de « La Divine Comédie » de Dante Alighieri et faire salle comble partout en Europe : il faut sappeler Roberto Benigni pour relever un tel défi.
Mercredi, le comédien et réalisateur italien qui se définit lui-même avant tout comme un «
comique » était à Bruxelles, au Palais des Beaux-Arts, pour létape belge de son spectacle qui a scotché devant la télé des millions dItaliens. On connaît Benigni et on na pas été déçu : commentaires sur lactualité, passages exaltés pour expliquer les finesses de luvre de Dante, remerciements au public «Je ne veux pas oublier de parler des milliers dItaliens qui ont immigré en Belgique pour y travailler très durement » on a eu droit à du « Benigni pur jus ». « Jaime bien la Belgique, elle a donné de grandes uvres au monde. Et jai eu lhonneur, moi, dêtre fait docteur honoris causa à la KUL. Cétait sympa, mais chez vous, on fait des discours dans toutes les langues, ça a duré une journée entière
» En fait, la vraie surprise du spectacle, cest quil a parlé
en français de part en part. Enfin le français de Benigni, évidemment, avec des mots à lui (« insursautable » pour « insurmontable », etc.) mais très peu en italien et sans les surtitres annoncés. « La Divine Comédie, cest la poésie la plus importante de la littérature. Enfin, cest un livre italien et je suis italien : il y a peut-être conflit dintérêt. Mais bon, je ne suis pas le seul Italien à être concerné par le conflit dintérêt. Une chose est sûre : la Divine Comédie est un cadeau de Dieu fait à lhumanité. » Pendant un peu moins de deux heures, lauteur de «
La Vie est belle » décrypte le Chant V de lEnfer, passage concernant la rencontre de Dante avec Paolo et Francesca dans le deuxième cercle de lenfer. Et transmettra à un public conquis son amour sans limite pour une uvre qui le berce depuis son enfance. Et surtout, après avoir expliqué le poème avec des métaphores surprenantes et déroutantes, le comique se fait grave, la scène devient rouge, le silence est absolu et, Benigni récite, comme un bon élève, le Chant dont il parle depuis le début, respectant laccent toscan et la musique de luvre. Standing ovation garantie.
Pas de résultats.
Mercredi, le comédien et réalisateur italien qui se définit lui-même avant tout comme un «
« Pendant un peu moins de deux heures, lauteur de « Jaime bien la Belgique, elle a donné de grandes uvres au monde. Et jai eu lhonneur, moi, dêtre fait docteur honoris causa à la KUL. Cétait sympa, mais chez vous, on fait des discours dans toutes les langues, ça a duré une journée entière
» En fait, la vraie surprise du spectacle, cest quil a parlé
en français de part en part. Enfin le français de Benigni, évidemment, avec des mots à lui (« insursautable » pour « insurmontable », etc.) mais très peu en italien et sans les surtitres annoncés. « La Divine Comédie, cest la poésie la plus importante de la littérature. Enfin, cest un livre italien et je suis italien : il y a peut-être conflit dintérêt. Mais bon, je ne suis pas le seul Italien à être concerné par le conflit dintérêt. Une chose est sûre : la Divine Comédie est un cadeau de Dieu fait à lhumanité. » La Vie est belle » décrypte le Chant V de lEnfer, passage concernant la rencontre de Dante avec Paolo et Francesca dans le deuxième cercle de lenfer. Et transmettra à un public conquis son amour sans limite pour une uvre qui le berce depuis son enfance. Et surtout, après avoir expliqué le poème avec des métaphores surprenantes et déroutantes, le comique se fait grave, la scène devient rouge, le silence est absolu et, Benigni récite, comme un bon élève, le Chant dont il parle depuis le début, respectant laccent toscan et la musique de luvre. Standing ovation garantie.
