Un réalisateur s’implante une caméra dans l’oeil
n.c.
Jeudi 12 mars 2009
Un réalisateur canadien ayant perdu un oeil prépare le tournage d’un documentaire avec une caméra miniature incrustée dans une prothèse oculaire. Il espère filmer les gens à leur insu pour un projet commentant l’utilisation grandissante des caméras de surveillance dans notre société.
Après avoir perdu un œil à l’âge de 13 ans suite à une fusillade, Rob Spence s’est fait remplacer le globe oculaire par un œil de verre.
Âgé désormais de 36 ans, Spence a décidé de réunir une équipe composée d’ingénieurs et d’oculistes dans le but d’élaborer une prothèse munie d’une mini-caméra pouvant enregistrer et transmettre tout ce qu’il voit.
Fan de la série télé « L’homme qui valait trois milliards », Spence a eu l’idée d’incorporer une caméra dans son globe oculaire en constatant la petite taille de la caméra de son téléphone portable et en imaginant qu’un tel appareil pourrait très bien entrer dans son œil.
Les images que Spence en tirera serviront à un documentaire au moyen duquel il compte attirer l’attention des médias du monde entier sur un sujet d’une actualité brûlante : notre droit à la sphère privée se fragilise au fur et à mesure que les services de sécurité augmentent la surveillance dans nos sociétés modernes. Si les personnes de son film ne seront pas averties de la présence de la caméra, Spence compte toutefois obtenir leur permission avant d’utiliser leur image.
L’œil humain est qualifié de « camérulaire ». La lumière est reçue par l’œil comme par une caméra : l’œil contient un diaphragme, l’iris, permettant de régler la quantité de lumière passant à travers la pupille. Les rayons lumineux sont déviés par réfraction lors de la traversée de milieux transparents (cornée et cristallin principalement) comme ils le sont par les lentilles d’un objectif.
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