VAP veut mieux encadrer la publicité
LAMENSCH,MICHELLE
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Mardi 17 mars 2009
Consommation
VAP regroupe une dizaine d’associations, dont le Conseil de la jeunesse d’expression française, les Equipes populaires, le Groupe socialiste d’action et de réflexion en audiovisuel (Gsara) et Inter-Environnement.
Parmi les mesures chocs proposées : interdire la publicité pour les transports polluants (voiture et avion), libérer le service public audiovisuel et de transport de toute publicité commerciale et fiscaliser les investissements publicitaires.
Pour VAP, la mortalité routière et les atteintes à l’environnement priment l’avenir de l’emploi dans le secteur automobile.
A la RTBF, selon la plate-forme, les 23 % du budget provenant de la publicité orientent l’utilisation des 77 % issus de la dotation. VAP demande la réalisation d’une étude scientifique et publique sur les possibilités de financement alternatif, qui impliquerait une réorganisation des programmes. De même, toujours selon VAP, l’apport publicitaire ne représente que 1,15 % du budget de la Stib et moins de 0,8 % de celui des TEC. Sociétés de transport accusées d’afficher, entre autres, des publicités pour des voitures et des voyages en avion, d’encourager la surconsommation, en contradiction avec leur mission de service public, et de polluer visuellement notre paysage.
VAP estime à 3 milliards d’euros, en 2008, les investissements publicitaires dans les médias. Déductibles fiscalement à 100 %, de tels investissements favoriseraient surtout les grandes entreprises et priveraient l’Etat de ressources financières. Ici aussi, donc, la « nécessaire » réorientation de la pression fiscale vers la production et la consommation « les moins durables » prime l’avenir de l’emploi dans le secteur des médias…
