La Belgique va devoir se serrer la ceinture

n.c.

Mardi 24 mars 2009

Les vaches maigres sont de retour. Le Conseil supérieur des finances prévoit un déficit de l’ordre de 3,5% du produit intérieur brut en 2009 et de 4% en 2010. Pour tenter de ramener les finances publiques à l’équilibre, il a élaboré deux scénarios. Tous deux seront douloureux.

Entre 1993 et 1998, la Belgique avait déjà dû se serrer la ceinture en raison de ses dérapages budgétaires. Dix ans plus tard, c’est reparti pour un tour. Les scénarios dressés par le rapport du Conseil supérieur des finances, dont nous avons obtenu l’intégralité, donnent la mesure de l’effort à fournir, consécutif à la douloureuse crise économique que notre pays traverse.

Le Conseil supérieur des finances prévoit un déficit de l’ordre de 3,5 % du Produit intérieur brut en 2009. Et de 4 % en 2010. Conséquence ? Deux scénarios sont envisagés pour remettre de l’ordre dans les finances publiques. Le premier vise à retrouver l’équilibre en 2013 ou, au plus tard, en 2015. Un remède de cheval, qui impliquerait notamment une baisse des dépenses publiques de 4,2 % par an. Quasiment impossible.

Le second scénario met le cap sur un équilibre retrouvé en 2019. Avantage : cela permet… de prendre le temps. Inconvénient : le coût du redressement serait plus élevé. Si les secousses sociales seraient moins fortes, il est difficile d’imaginer un tel scénario sans une hausse de la fiscalité. Politiquement explosive.

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