L’ascenseur nº1 testé en mai

SCHIAVETTO,FABRIZIO

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Mercredi 25 mars 2009

Houdeng La fin des travaux est retardée

Un seul ascenseur vous manque et tout est dépeuplé. Voilà l’état d’esprit des gestionnaires du Canal historique du Centre, depuis sept ans. Depuis février 2002 et l’accident qui immobilisa l’ascenseur nº1 à Houdeng, en amont de la Cantine des Italiens. Un dysfonctionnement des portes d’un des bacs et voilà une péniche coupée en deux et un ouvrage d’art classé au patrimoine mondial de l’Unesco contraints à la cale sèche. La réparation de l’ascenseur, inutilisable, fut confiée en 2005, à la société française Eiffel. Un chantier, long et pénible, qui émerge enfin après quatre années dans les eaux troubles du canal du Centre.

Espérée par les Voies d’eau du Hainaut pour le lancement de la saison touristique 2009, la mise en service de l’ascenseur vient d’être reportée de deux mois. Les réalités du génie civil en ont décidé autrement. Officiellement, des essais de contrôle de l’ouvrage d’art auront lieu vers le 15 mai. Officieusement, quelques avatars auraient jalonné ces derniers mois de travaux. « Les grands froids nous ont retardés de deux semaines », explique Marc Michaux, ingénieur aux ponts et chaussées. On passera sur la livraison des peintures hors délais. L’apparition de fuites dans les conduits haute-pression (qui alimentent le circuit hydraulique nécessaire au fonctionnement des bacs) s’est révélée plus problématique. « Ce sera réparé en quelques jours », affirme-t-on.

Mais l’avatar le plus conséquent réside dans la réparation de certains des éléments cassés, notamment un piston, côté rive droite, dont la restauration n’a débuté que depuis quelques mois. « Nous nous étions penchés sur ces travaux il y a deux ans, mais Eiffel n’a pas voulu se charger de la réparation », indique Stéphane Vercruysse, fonctionnaire dirigeant du Met. Selon nos sources, Eiffel souhaitait couler une nouvelle pièce, mais aurait proposé des délais supérieurs à l’année, pour un coût de 500.000 euros dans un chantier qui atteint déjà 8,5 millions d’euros. Le MET a dès lors décidé de prendre en charge les travaux de soudure du piston, qu’elle a confiés à la société AIF (Algemene Industrieele Fielderwerken). Un choix dicté par la nécessité « patrimoniale » de pouvoir dater éléments d’origine et éléments réparés.

La perte de l’ascenseur nº1 constitue depuis 2002, un handicap de taille pour le parc des canaux et châteaux, qui n’a jusqu’ici pu proposer aucun circuit complet des ascenseurs.

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