Pas de patrouilles de police sur les chantiers
BELGA
Mardi 7 avril 2009
La police locale refuse systématiquement de patrouiller sur les chantiers de construction. Les entreprises sont donc obligées de faire appel à des firmes de sécurité privées.
La Commission permanente de la police locale, qui représente les 196 zones de police locale, ne suit pas l’instruction du SPF Intérieur de patrouiller systématiquement, écrit De Tijd mardi.
Le ministre de l’Intérieur Guido De Padt (open Vld) travaille à un plan d’action contre l’augmentation des vols sur chantiers. Ceux-ci ont coûté quelque 88 millions d’euros l’an dernier au secteur.
Le SPF Intérieur avait demandé à la police locale de mettre en place des patrouilles à l’instar de ce qui se fait pour les particuliers quand ils sont en vacances. « Mais nous devons faire des choix », explique Dirk Van Nuffel, le président de la Commission permanente de la police locale. « Il y a tellement de segments de la société qui demandent l’aide de la police. Dans une seule rue, vous avez parfois dix chantiers. »
Selon Dirk Van Nuffel, les entreprises de construction prennent souvent trop peu de mesures pour fermer correctement leurs chantiers. « Pour plus de prudence, elles peuvent faire appel à des sociétés de surveillance reconnues. Et elles peuvent répercuter ces frais sur le maître d’ouvrage. »
« Evidemment, s’il y a des indices d’une vague de vols sur chantier dans une zone particulière, la police locale peut à ce moment-là organiser des patrouilles spécifiques », affirme Dirk Van Nuffel.
(d’après Belga)
