Aucun des six manifestants du CAS n’est inculpé
BELGA
Jeudi 16 avril 2009
Les six manifestants du Comité d’action et de soutien aux sans-papiers de l’ULB (CAS) arrêtés judiciairement mercredi soir par la police alors qu’ils venaient de perturber le lancement de la campagne des libéraux européens pour les prochaines élections européennes, ont été relaxés jeudi après-midi sur ordre d’un juge d’instruction, sans être inculpés.
Le parquet a ouvert un dossier pour coups et blessures à l’encontre d’un policier qui est en incapacité de travail et pour rébellion. Le policier souffre d’une fissure au tibia.
Au total, 21 manifestants ont été arrêtés mercredi soir par la police sur le site de Tours &Taxi où les Libéraux européens lançaient leur campagne pour les prochaines élections européennes. Six personnes ont été arrêtées judiciairement et les autres administrativement.
D’après la police locale, quatre policiers ont été blessés dont un plus sérieusement. Ce dernier aurait reçu des coups de la part d’activistes alors qu’il était à terre. Selon le parquet, les six manifestants arrêtés judiciairement, âgés entre 20 et 29 ans, ont chargé la police pour tenter de libérer leurs amis arrêtés administrativement.
Cette version des faits est démentie par les autres manifestants. Ceux-ci disent ne pas comprendre pas pourquoi seuls six des leurs ont été arrêtés judiciairement alors qu’ils menaient une action collective.
Les militants ont fait irruption mercredi soir peu après le début du congrès organisé à Tours et Taxis aux cris de « A bas les frontières, Stoppez les déportations ! « . La police est intervenue après un bref instant de confusion pour déloger manu militari les protestataires.
Presque l’ensemble des militants ont été appréhendés, parfois sans ménagement, par la police. Des manifestants ont pour leur part poussé des policiers qui procédaient à des arrestations pour tenter de les déstabiliser et libérer les personnes interpellées, a constaté sur place un journaliste de Belga. Des manifestants ont fait état de brutalités policières lors de leur interpellation et en cellule.
La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) a déploré jeudi dans un communiqué l’attitude du « Comité d’Actions et de Soutien aux sans-papiers » (CAS), tout en ajoutant que « l’arrestation de la vingtaine d’activistes est sans conteste fondée ». La FEL, qui revendique « une politique de régularisation humaine et cohérente basée sur des critères objectifs et permanents », estime que l’action du CAS ne rime plus seulement avec la défense de la cause des sans-papiers. (D’après Belga)
