Silence radio autour du Pompei

AFP

Lundi 20 avril 2009

Le Comité ministériel restreint s’est réuni ce lundi matin pour se pencher sur la situation du Pompéi. Le navire belge détourné samedi par des pirates au large de l’Afrique de l’Est devrait atteindre les côtes somaliennes mercredi. Le gouvernement belge veut rester discret sur cette affaire pour raisons de sécurité. Des contacts ont été pris avec d’autres pays « pour qu’il puisse être mis fin à ce détournement en toute sécurité ».

Le Comité ministériel restreint s’est réuni ce lundi matin pour sepencher sur la situation du navire « Le Pompéi ». Il a eu un rapport complet du centre de crise et le gouvernement suit la situation de près dit un communiqué diffusé par le cabinet du premier ministre.

Le gouvernement entendra un nouveau rapport mercredi. Il ajoute qu’il tient par ailleurs à respecter une grande discrétion dans cette affaire pour des raisons de sécurité.

La priorité absolue est donnée à la sécurité de l’équipage du navire pris en otage et des contacts ont été pris avec d’autres pays « pour qu’il puisse être mis fin à ce détournement en toute sécurité », ajoute le communiqué.

« Le gouvernement a également donné l’ordre de prendre des mesures préventives afin de mieux sécuriser le passage des bateaux dans cette région », dit encore le communiqué.

Enfin, le gouvernement précise que les familles des membres de l’équipage pris en otage sont régulièrement tenues informées.

Un bâtiment de la marine espagnole sous commandement européen et deux navires de l’armée française faisaient route samedi vers le navire belge détourné par des pirates à 700 kilomètres des côtes de la Somalie.

Pour rappel, le Pompéi, un navire de 1.850 tonnes appartenant à la société belge De Nul, spécialisé dans le transport et la pose de rochers destinés à construire des infrastructures marines, a lancé trois signaux d’alerte samedi à l’aube. Le dernier a pris la forme d’un très bref courriel : « Pirates à bord », a expliqué M. Raes.

Le bateau, commandé par un Néerlandais et avec à son bord deux Belges originaires d’Ostende et de Blankenberge, trois Philippins et quatre Croates, se trouvait alors à 150 kilomètres au nord des Seychelles, où il devait faire escale samedi soir, et à 700 km à l’est de la Somalie.

Une reconnaissance faite par un hélicoptère espagnol a permis d’établir que le Pompéi avait été détourné vers les côtes somaliennes, où il devrait arriver « dans cinq ou six jours », selon M. Raes.

Selon ces observations, le Pompéi, qui fait une soixantaine de mètres de long, tractait une embarcation beaucoup plus petite, de type vedette, probablement utilisée par les pirates.

« Ils disposent sans doute également d’un bateau mère, mais nous n’en avons pas trouvé trace », a dit le directeur du Centre de crise, en précisant qu’il s’agissait du premier navire belge saisi par des pirates.

Aucun contact par radio ou téléphone n’ayant pu être établi à ce stade avec les pirates ou l’équipage, les autorités n’ont pas d’informations sur d’éventuelles violences ou sur une demande de rançon, a encore indiqué le responsable.

« Pour l’instant, on tente de collecter un maximum d’informations afin de déterminer la marche à suivre », a souligné M. Raes, en expliquant que « le plus important est la vie des hommes, et pas le bateau ou sa cargaison ».

(afp)

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