Des bâtons dans les roues de Villo

VOOGT,FABRICE

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Lundi 27 avril 2009

Mobilité Le projet du ministre Pascal Smet (SP.A) verra-t-il le jour avant l’été ?

Un système illégal ! Après l’opposition MR de la Ville, c’est Inter-Environnement qui s’inquiète du respect de la loi.

entretien

Peut-on raisonnablement considérer que la commission ait pu, en l’espace d’une heure, procéder à une délibération et que l’administration ait eu le temps de rédiger un avis de quatre pages passant en revue les 57 stations concernées ? Peu probable ! L’avis ne répond d’ailleurs pas à la majorité des interrogations soulevées et notamment pas à une question de taille : la violation du règlement régional d’urbanisme ! » L’Association Inter-Environnement n’y va pas de main morte pour dire tout le mal qu’elle pense de l’avis favorable à la demande de permis d’urbanisme de la Région pour le développement du projet Villo et de ses 57 stations vélos sur le territoire de la Ville, et de l’étrange célérité avec laquelle il a été rendu. Une critique de plus après celle de l’opposition libérale et de la conférence des bourgmestres. L’occasion de faire le point avec Pascal Smet (SP.A), le ministre en charge du dossier à la Région.

Que répondez-vous aux critiques d’Inter-Environnement ?

Inter-Environnement devrait se réjouir que cela aille vite. Le gouvernement a décidé ; il faut exécuter. Certains, surtout du côté MR, veulent empêcher que le système soit fonctionnel avant les élections. C’est grave. Les vélos, ce n’est pas pour faire plaisir à Pascal Smet mais pour aider les Bruxellois dans leurs déplacements. Agir de la sorte, c’est prendre les Bruxellois en otages.

Les lois urbanistiques doivent être respectées…

Evidemment. Sinon la Région ne délivrera pas les permis. Sept stations sont prévues en zone interdite et 24 en zone de protection de bien classé et donc également interdites à la publicité ? On ne mettra pas de pub à ces endroits.

Vous dites que certains veulent empêcher que le système soit opérationnel avant l’été pour des raisons électoralistes. A contrario, ne faites-vous pas tout pour qu’il le soit pour les mêmes raisons, comme l’ancien échevin Simons avec Cyclocity, juste avant les communales de 2006 ?

Je n’ai pas besoin des vélos pour me présenter aux élections. Peu m’importe que cela se fasse avant ou après. Je souhaiterais surtout que le système soit opérationnel pour l’été. Je ne travaille pas en fonction des élections. A l’inverse d’autres, je ne suis pas entré en politique pour ma gloire personnelle mais pour celle de la ville. Je veux y améliorer la vie et le vélo est un moyen parmi d’autres.

La conférence des bourgmestres a annoncé qu’ils ne signeraient pas la convention tripartite avec la Région et JCDecaux…

Le projet a changé depuis et on peut encore le modifier. Je suis confiant. Je viens de lire les déclarations du bourgmestre de Jette, Hervé Doyen, dans le Standaard. Il dit textuellement que certains veulent saboter le projet, mais que Jette ne participera pas à ça.

Pensez-vous que cela va s’accélérer après les élections ? L’objectif d’avoir un système opérationnel en mai semble illusoire.

C’est encore faisable pour le mois de mai. En tout cas dans les premières communes.

Vous pensez que des consignes ont été données à des bourgmestres pour bloquer le système ?

Je suis en tout cas sûr que ça irait plus vite s’il n’y avait pas les élections.

Pas de résultats.