Vaccination contre les maladies virales : quelle efficacité, quelle sécurité ?

n.c.

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Mardi 5 mai 2009

Carte blanche

Dr Françoise Berthoud Pédiatre homéopathe (Genève), membre du groupe médical suisse de réflexion sur les vaccins et du forum européen de vaccinovigilance (EFVV), auteure de « Mon enfant a-t-il besoin d’un pédiatre ? » (Éditions Ambre, 2006)

Je reste pensive devant le titre de l’article du Dr Pastoret paru dans Le Soir du 17 avril 2009 : « La vaccination reste le seul moyen de prévenir de nombreuses infections d’origine virale ».

La variole. L’OMS elle-même a déclaré dans son rapport final sur l’éradication de la variole en 1980 que « si les campagnes de vaccination furent couronnées de succès dans quelques pays, elles échouèrent dans la plupart des cas. » Ce sont surtout les mesures d’hygiène et d’isolation des malades qui sont venues à bout de la maladie. De plus, le vaccin anti-variolique fut un de ceux qui entraîna le plus de complications graves, mortelles ou laissant des séquelles à vie.

Quant à Louis Pasteur (1822-1895), on ne peut que se réjouir de ses derniers mots, conversion de dernière minute et confession : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Hélas, ce jour-là, les journalistes n’étaient pas sur place…

La rougeole. Ma réflexion se poursuivant, je me demande s’il est vraiment juste de prévenir toutes les infections d’origine virale ? Les maladies d’enfance ne sont-elles pas là pour contribuer à la formation de l’immunité générale de l’enfant ?

De nombreux travaux montrent que les enfants qui ont fait la rougeole sauvage (et qui sont ainsi protégés pour la vie, alors que la protection du vaccin est de dix ans au maximum) souffrent quatre, ou même dix fois moins souvent d’asthme plus tard que les vaccinés. Ceux-ci, de plus, reçoivent dans les seringues un nombre effrayant de substances potentiellement dangereuses (aluminium, mercure, antibiotiques et virus divers)et leur santé physique et mentale n’est pas brillante. L’augmentation exponentielle de certaines maladies dans notre civilisation : allergies, troubles du comportement, autisme, cancers n’est certes pas uniquement due aux vaccins, mais il est indéniable que cette agression massive à notre système immunitaire joue un rôle non négligeable.

Etait-ce bien logique et utile de lancer cette campagne de vaccination contre la rougeole ? Les seuls gagnants en sont-ils les laboratoires ? Il est évidemment révoltant que tant d’enfants du Tiers-monde meurent dans des épidémies de rougeole. De nombreux travaux ont montré cependant que ces enfants mal nourris, souvent parasités ou porteurs de tuberculose ou de sida (raisons pour lesquelles la rougeole les tue), ne supportent pas non plus bien le vaccin. La logique serait de leur fournir de l’eau potable et une nourriture équilibrée, mais la réalité politico-économique planétaire ne le permet pas. Les 20 % de la population de la terre – dont nous faisons partie – consomment 86 % de l’énergie utilisée. Si chaque être humain dépensait l’énergie que dépense un Américain moyen, il faudrait 5 ou 6 planètes pour nous nourrir toutes et tous…

Si l’on regarde les courbes de mortalité dues à la rougeole – par exemple durant le vingtième siècle en France – on s’aperçoit que la mortalité avait déjà diminué dès le début du siècle. La vaccination, généralisée depuis les années 60, n’a en rien changé le profil descendant de cette courbe. Ce sont les améliorations de conditions de vie qui ont fait de la rougeole une maladie qui tue chez nous beaucoup moins qu’avant.

Considérée auparavant par les autorités médicales comme une maladie bénigne de l’enfance, la rougeole est soudain devenue « dangereuse » dans les années soixante sous la plume de médecins enthousiasmés par le vaccin, et souvent proches de l’industrie pharmaceutique… et plus de quarante ans de vaccination contre ce virus ont vraiment rendu cette maladie très dangereuse car elle touche maintenant les adultes et les nouveaux-nés mal protégés par les anticorps vaccinaux insuffisants de leur mère.

Autres viroses. Mon expérience de pédiatre homéopathe m’a montré que de nombreux facteurs préviennent certaines maladies virales et/ou leurs complications. L’alimentation joue un rôle très important : une alimentation végétarienne et sans gluten se montre très souvent efficace en prévention des rhumes et autres petites infections hivernales chez l’enfant (et l’adulte !).

Une attitude mentale positive constitue également un facteur favorable. Il a en effet été scientifiquement prouvé que la peur et le fait d’être « mal dans sa peau » jouent un rôle négatif sur les capacités de défense de notre système immunitaire. Sans oublier le rôle bénéfique de la fièvre, trop souvent supprimée par les médicaments allopathiques.

Voyages. L’hygiène stricte du voyageur le protégera assez efficacement contre l’hépatite A. Dans ce cas comme dans tous les autres, il faut peser la gravité réelle de la maladie contre les effets secondaires du vaccin. Les médecins, influencés par l’industrie pharmaceutique qui est leur source principale d’information, ont tendance à exagérer la gravité de la maladie et à minimiser, même parfois nier les dangers de la vaccination.

Le tétanos. Cette maladie n’est pas due à un virus, bien sûr, mais à une bactérie. Sa mortalité dans nos pays est infime, avec une moyenne d’âge de 79 ans en France, âge où la vascularisation des tissus est très réduite. Les Chinois ont fait diminuer de 90 % la mortalité par tétanos néonatal par une hygiène stricte de l’accouchement. De 1969 à 1985, dans les 106 cas de tétanos déclarés en Finlande, soit une incidence annuelle de 0,13/100.000, 66 % étaient vaccinés.

Quant à la grippe actuelle, la situation est pour l’heure trop confuse pour pouvoir faire un commentaire.

Non, M. Pastoret, l’industrie pharmaceutique n’est pas toujours l’une des mieux contrôlée qui soit. Je vous suggère d’aller voir sur le net l’histoire du « Madoff de la médecine », Scott Reuben.

Non, M. Pastoret, les vaccins ne sont pas « parfaitement inoffensifs et efficaces », et ce ne sont pas seulement des illuminés sectaires qui ont à leur sujet une réflexion critique. Ces trois citations qui seront ma conclusion en témoignent :

« Il n’existe pas de preuve scientifique de l’utilité des vaccins », (Pr Dubernard, député français, chirurgien et docteur honoris causa de l’ULg).

« Le public devrait être pleinement informé des dangers éventuels et des limites des programmes de vaccination. L’une des raisons de renseigner ainsi le public est qu’autrement il perdrait tôt ou tard confiance en la vaccination. Il faut toutefois agir avec tact. On devrait éviter de trop insister sur les risques de la vaccination, mais néanmoins indiquer quels sont les dangers réels de la maladie en cause. Dans bien des cas, on ne se soucie pas assez d’évaluer de manière rigoureuse l’efficacité des vaccins et l’on accepte inconsidérément des preuves indirectes, qui sont souvent trompeuses ». (OMS, rapport technique, 1960).

« L’introduction volontaire et non nécessaire de virus infectieux dans un corps humain est un acte dément qui ne peut être dicté que par une grande ignorance de la virologie et des processus d’infection. (…) Le mal qui est fait est incalculable. (…) Les vaccins à virus vivants porteurs de virus infectieux sont dangereux. Ils peuvent causer des aberrations chromosomiques ou des mutations ; ils peuvent provoquer des cancers, des malformations. Les virus peuvent retrouver leur virulence ; ils peuvent provoquer l’apparition de nouvelles maladies et favoriser la rupture du délicat équilibre des virus sur les plans écologique et épidémiologique. » (R. Delong, virologue et immunologiste).

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