Les criminels nazis les plus recherchés
n.c.
Mardi 12 mai 2009
John Demjanjuk, expulsé lundi des Etats-Unis vers l’Allemagne, est le troisième plus important criminel nazi encore en liberté, selon la liste établie par le Centre Simon Wiesenthal.
Le plus recherché est Aloïs Brunner, ancien bras droit d’Adolf Eichmann, chargé de la « solution finale du problème juif », mais dont « la probabilité de la mort s’accroît chaque année », selon le Centre Simon Wiesenthal. Il a été condamné par contumace en France à la réclusion criminelle à perpétuité.
– Aribert Heim, surnommé le « médecin de la mort », aurait torturé et assassiné des centaines de détenus, principalement juifs, au camp de concentration de Mauthausen (Autriche). Des médias ont annoncé en février qu’il était mort, ce dont la police allemande et le centre Wiesenthal doutent.
– John Demjanjuk, originaire d’Ukraine et réfugié aux Etats-Unis après la guerre, doit être jugé pour complicité dans l’assassinat de 29.000 juifs, selon Berlin.
– Sandor Kepiro, un officier de police hongrois accusé d’avoir tué plus de 1.200 civils en Serbie pendant la guerre, a été condamné en 1944 et 1946 par la justice hongroise, mais n’a jamais purgé sa peine. Rentré en Hongrie en 1996, après des décennies passées en Argentine, il nie toutes les accusations. La Hongrie a rouvert une enquête.
– Milivoj Asner, ancien chef de la police croate, qui a participé activement à la déportation de centaines de Serbes, de Juifs et de membres des minorités Sinti et Rom. Il vit à Klagenfurt, dans le sud de l’Autriche, mais la justice autrichienne refuse son extradition réclamée par la Croatie sur la base d’expertises médicales attestant qu’il n’est pas en état d’être interrogé ou de comparaître devant un tribunal.
– Soeren Kam, ex-membre des brigades SS, est accusé d’être responsable de la mort d’un journaliste danois en 1943. Réfugié en Allemagne, son extradition réclamée par Copenhague a été refusée par un tribunal de Bavière en 2007 pour manque de preuves. Les autorités danoises veulent rouvrir le dossier pour enquêter sur son rôle dans la déportation de nombreux Juifs danois.
– Heinrich Boere, ex-membre du commando SS « Silbertanne », a été condamné à mort par contumace aux Pays-Bas en 1949 pour avoir tué trois civils néerlandais. L’Allemagne, où il vit réfugié, refuse de l’extrader, jugeant sa peine capitale non valide. Le parquet de Dortmund a déposé une nouvelle plainte contre lui en avril 2008 pour les trois mêmes meurtres.
– Charles Zentai, ancien soldat hongrois, a participé en 1944 à la persécution et l’assassinat de Juifs à Budapest. La Hongrie réclame son extradition à son pays d’accueil actuel, l’Australie.
– Mikhail Gorshkow, ancien interprète de la Gestapo, a participé aux meurtres de Juifs en Biélorussie. Les Etats-Unis, où il s’était réfugié, lui ont retiré sa nationalité américaine et l’Estonie, son pays natal qu’il a réintégré en 2002, a ouvert une enquête contre lui.
– Algimantas Dailide, ex-officier de la police de Vilnius en Lituanie, a participé pendant la guerre à des rafles de Juifs qui ont ensuite été exécutés par des nazis et leurs collaborateurs lituaniens. Extradé par les Américains vers l’Allemagne en 2003, il a été reconnu coupable par un tribunal lituanien en 2006 mais sans avoir à purger sa peine.
– Harry Mannil, ancien officier de la police politique estonienne, a participé à des rafles de Juifs qui ont ensuite été tués par les nazis pendant l’occupation de l’Estonie. Une enquête estonienne contre lui a conclu en 2005 qu’il ne s’était pas rendu coupable de crimes contre l’Humanité, faute de preuves. Il vit au Venezuela.
(D’après AFP)
