La réaction d’Annemie Turtelboom
KUCZKIEWICZ,JUREK
Samedi 16 mai 2009
Trois questions à la ministre de la Politique de migration et d’asile.
Ces occupations par des sans-papiers, ça vous laisse indifférente ?
Non, bien sûr, mais j’ai tellement d’occupations sur le dos. C’est toutefois un instrument de protestation légitime. Plus largement, je suis déçue qu’on n’a toujours pas trouvé un accord sur la migration et l’asile.
Vous y êtes tout de même pour quelque chose, non, puisque vous en êtes la ministre ?!
J’ai mis sur la table une circulaire en avril, sur les critères de régularisation pour les familles… J’ai toujours espéré qu’on trouve une solution.
Quel est le problème alors pour trouver un accord politique ?
Si on demande trop, si on fait une lecture trop large de l’accord de gouvernement , si trois partis sur cinq font une lecture différente de l’accord global, on restera bloqués. Le problème, c’est qu’il y a des partis qui ont trop promis à leurs électorats. Ce dossier est comme un oignon : tout le monde est d’accord sur le coeur, mais personne n’est d’accord sur les couches qui l’enveloppent.
Pensez-vous être en mesure de négocier cet accord pour mettre en application l’accord de gouvernement en la matière, après les élections régionales ?
Bien sûr, je ne demande que cela. Ce dont j’ai le plus besoin, c’est d’une atmosphère politique plus stable
