Le mea culpa de Donfut
VANDEMEULEBROUCKE,MARTINE
Vendredi 22 mai 2009
Il y a dix jours, le socialiste Didier Donfut, ex-ministre wallon de l’Action sociale, quittait la scène politique. En cause : une mission d’expert et de consultance auprès d’intercommunales très grassement rémunérée.
Blessé, « politiquement dans les cordes », comme il l’avoue, l’homme a enfin décidé de sortir de son silence. Son sentiment face à toute cette affaire ? « Je ne suis pas quelqu’un qui se met en société pour gonfler ses mandats. Il s’agit de mon métier depuis 1986. »
Cela dit, Donfut reconnaît des erreurs, comme celle notamment d’avoir engagé son fils Julien dans sa société de consultance IDEE. « Il y a des choses à ne pas faire lorsqu’on est socialiste » confesse-t-il.
Politiquement, le socialiste hennuyer est conscient que l’affaire risque de faire énormément de tort à la liste PS dans son fief lors du scrutin régional du 7 juin. « Nous n’aurons plus trois élus à Mons », pronostique-t-il.
Donfut avoue aussi que par rapport à cette campagne électorale, il a pris un peu de recul.
« La réaction de certains amis socialistes est inquiétante. On a voulu laver plus blanc que blanc. Plutôt que de m’appeler pour me demander » Didier, que s’est-il passé ?», ils ont appuyé sur le bouton.
À la vérité, la classe politique a peur. Peur d’affronter la presse, d’affronter le citoyen. »
