Un Musée, c’est d’abord créé pour le public
VANTROYEN,JEAN-CLAUDE
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Mardi 26 mai 2009
Et les exemples sont plus nombreux.
C’est que l’intérêt pour les musées a crû, depuis plusieurs années. Dans une société où l’on n’a plus une notion claire du futur, on recherche son identité dans le passé et dans la production artistique, qui donne relief et fierté à notre présent.
C’est aussi – surtout ? – que, depuis l’ouverture du Musée Guggenheim de Bilbao en 1997, les villes et les États se sont rendu compte que le musée n’était pas un luxe superfétatoire mais le fer de lance d’une relance touristique, c’est-à-dire économique. Le succès de Bilbao a ouvert les yeux de tout un tas de décideurs qui ont, dès lors, permis à des projets muséaux de se développer et de fonctionner. La Belgique, la Région bruxelloise, la Fondation Magritte et le partenaire privé qu’est Suez l’ont particulièrement bien compris pour le Musée Magritte, lancé tous azimuts dans le monde entier, avec un retour médiatique impressionnant jusqu’en Chine. Bruxelles en palpera, c’est sûr, les intérêts très rapidement.
Au Musée Magritte, on sait qu’un musée n’existe pas sans public. Et que ce public peut être attiré par ces intermédiaires que sont les médias, qui furent les bienvenus dans ce nouvel Empire des lumières.
Au Musée Hergé, où les journalistes d’image furent bannis, on croit que les noms de Hergé et de Tintin, et les prochains films de Spielberg-Jackson, suffiront
à attirer la foule des touristes
culturels internationaux dès
le 2 juin. C’est une posture
présomptueuse. Dommage.
