Frank De Winne s’envole pour un « marathon » spatial
BELGA
Mercredi 27 mai 2009
L’astronaute belge Frank De Winne quitte la terre mercredi à 12h34 pour la station spatiale internationale. A la veille de son départ, il a comparé sa mission de six mois dans l’espace à un marathon.
L’astronaute belge quittera mercredi Baïkonour (Kazakhstan) pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission de six mois. Lors de sa première mission à l’automne 2002, il n’était resté dans l’espace que dix jours. Ce qu’il ressent aujourd’hui est donc différent car à l’époque sa mission ressemblait à un sprint et maintenant il s’agit plutôt d’un marathon, a-t-il confié mardi. « Mentalement, nous y sommes préparés. Nous nous concentrons maintenant les derniers jours sur le lancement ».
« Durant ces derniers jours avant notre départ nous voulons encore profiter de l’air frais et du contact avec nos familles. Car c’est ce qui nous manquera le plus ces prochains six mois », a expliqué Frank De Winne.
Il a également déclaré que l’agitation autour du cameraman de Vtm enrhumé n’a pas eu d’influence sur l’équipage.
L’astronaute belge a insisté sur le fait que la cohabitation, pour la première fois, d’un équipage de six personnes au sein de l’ISS « est une préparation aux futures explorations spatiales ». Cette coopération est un « très bon exemple qui montre au monde entier que lorsque des nations veulent travailler ensemble pour l’avenir de leurs enfants, nous pouvons réaliser des choses incroyables », a estimé M. de Winne.
En raison du caractère international de la mission, il n’emportera pas cette fois « d’objets belges » dans l’espace. La fusée Soyouz TMA-15 apportera toutefois des fruits frais à l’équipage actuel de la station où vraisemblablement, malgré tous les appareils high-tech et scientifiques, il n’y a pas de frigo. Il y aura également des vêtements et des affaires personnelles pour le dix-neuvième équipage de l’ISS.
La conférence de presse s’est déroulée selon la tradition derrière une vitre. Contrairement à ce que laissent entendre certaines rumeurs, les journalistes belges de l’autre côté de la vitre n’ont pas dû porter un masque.
(belga)
