24 messages d’anomalies ont été transmis par l’Airbus

BELGA

Samedi 6 juin 2009

L’Airbus A330 d’Air France a adressé 24 messages d’anomalie, a annoncé le Bureau enquêtes et analyses, chargé de l’enquête technique française. Par ailleurs, des moyens acoustiques prêtés par les Etats-Unis vont être acheminés vers la zone de recherches des débris de l’avion disparu dans l’Atlantique. « Rien n’indique » que le vol ait rencontré sur son trajet « un amas orageux d’une intensité exceptionnelle », a indiqué Alain Ratier, directeur général adjoint de Météo France. Les programmes de remplacement pour les détecteurs de vitesse des modèles A330 semblent avoir failli dans le cas du vol AF447 Rio-Paris.

Vingt-quatre messages ACARS (messages d’anomalies, de pannes ou d’arrêt de système) ont été envoyés par l’avion, qui effectuait la liaison Rio-Paris, entre 4H10 et 4H14 (heures belges), a indiqué Alain Brouillard, chargé de mission auprès du directeur du BEA.

Le dernier message de position a été donné à 4H10.

Selon le directeur du BPA, Paul-Louis Arslanian, différents systèmes « en panne ou en arrêt » ont été envoyés, dont le système de pilotage automatique.

Les messages de pannes envoyés par l’avion le sont même lorsqu’un système est arrêté « volontairement » par les pilotes, a-t-il souligné lors d’un point de presse.

Des moyens acoustiques

Le BEA a par ailleurs annoncé que des moyens acoustiques prêtés par les Etats-Unis vont être acheminés vers la zone de recherches des débris de l’Airbus d’Air France.

« Des moyens acoustiques prêtés par les Etats-Unis seront mis à bord de deux navires qui sont en train de se positionner », a précisé Paul-Louis Arslanian.

Parmi les autres moyens mis en œuvre, la France a dépêché le sous-marin nucléaire d’attaque français Emeraude --doté de sonars-- qui doit arriver sur zone la semaine prochaine, et un navire de recherches, le « Pourquoi pas ».

Ce dernier transporte un sous-marin spécialisé dans les recherches dans les grandes profondeurs, le « Nautile », et un robot, le « Victor 6000 », qui peuvent tous les deux opérer jusqu’à 6.000 mètres.

« Nous n’allons pas +taper+ au hasard », a souligné M. Arslanian, précisant que la zone de recherche se situait à cent miles nautiques à l’est de la dorsale médio-océanique où la profondeur des fonds est estimée à 4.606 mètres.

Il a également souligné qu’il y avait un risque que les balises des boîtes noires se soient détachées des enregistreurs des paramètres du vol AF 447 Rio-Paris.

« Nous n’avons absolument pas la garantie que la balise soit toujours attachée à l’enregistreur. Elle peut s’être détachée », a déclaré M. Arslanian.

L’avion Airbus A330 d’Air France assurant la liaison Rio de Janeiro/Paris a disparu au large des côtes brésiliennes dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009 avec 228 personnes à bord. Les raisons de la chute de l’appareil, qui a connu des problèmes techniques, restent mystérieuses. « Rien n’indique » que le vol ait rencontré sur son trajet « un amas orageux d’une intensité exceptionnelle » pour un mois de juin, a indiqué Alain Ratier,

directeur général adjoint de Météo France, lors du point presse.

(D’après Belga)

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