Un éolien participatif et convivial

DE VOGELAERE, JEAN-PHILIPPE

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Jeudi 11 juin 2009

Energie On pourrait équiper et distribuer toute la province pour 2013

Une éolienne produit 3.500.000 kWh par an. De quoi alimenter 1.000 familles. Pour un investissement de 3,5 millions d’euros, cela revient à 3.500 euros par famille. Pour obtenir la même production avec du photovoltaïque, il faut investir – sans tenir compte des primes existantes – 25.000 euros. Si un privé doit un jour investir dans le secteur de l’électricité, celui de l’éolien est le plus rentable. »

Jean-François Mitsch est un homme dans le vent. Consultant en énergie et initiateur de l’ASBL Energie-Dyle, cela fait deux ans qu’il milite pour un éolien participatif et convivial. Le jeudi 18 juin, à 19 h 30, à Louvain-la-Neuve (1), en collaboration avec la Maison de développement durable d’Ottignies-Louvain-la–Neuve, ce Bousvalien développera au public deux ans de recherches sur le sujet.

Ce qu’il propose est simple. À commencer par un moratoire sur les demandes d’installation d’éoliennes sur le Brabant wallon. L’on sait qu’un projet sur le plateau de la Brie, à Nivelles, est en recours, que d’autres sont à l’étude sur Ittre ou Walhain (voir ci-dessous). Ce moratoire sera l’occasion de réaliser une étude de sites les plus appropriés, en analysant à la fois le potentiel de vent et les contraintes paysagères, de radars et autres. Le tout, pourquoi pas ?, avec l’aide de la province. Enfin, lancer une souscription auprès du public pour réaliser les investissements.

La clé du circuit court

« On peut estimer à neuf le nombre de sites possibles sur le territoire de la Jeune Province, avance Jean-François Mitsch. En prenant cinq éoliennes de 2,5 MW par site , on peut ainsi fournir de l’électricité à environ 70.000 familles. En débutant maintenant, on pourrait équiper la province d’ici 2013. »

L’investissement de 158 millions d’euros permettrait de diminuer de 10 % la production de CO2 d’ici 2012, de créer de 15 à 50 emplois dans les cinq ans et de réaliser un bénéfice de 50 millions d’euros en dix ans : « La clé, c’est le circuit court, du producteur au consommateur. Et on peut imaginer des pris plus bas pour les coopérateurs, les personnes dépendant d’un CPAS,… Quant à celui qui investirait, il serait sensibilisé à la production de “son” éolienne, et gaspillerait moins. »

Concernant le financement, Jean-François Mitsch rappelle que 50 % des projets éoliens sont éligibles par la Banque européenne d’investissement, mais on peut aussi prévoir des participations d’invest public comme l’Intercommunale Sedilec, ainsi que des citoyens épargnants.

Pour ces derniers, le Bousvalien propose même déjà une souscription publique, à 260 euros la part : « Cela représente un investissement de cinq euros par semaine. Soit encore un litre de boisson sirupeuse, dix SMS, un paquet de chips et 250 grammes de viande. À ce prix-là, je pense qu’on peut aisément mobiliser la population. »

(1) L’entrée est gratuite et accessible à tous, mais

il faut s’inscrire via le site www.energies-dyle.be.

L’auditoire de la conférence vous sera précisé par retour de mail. Rens : 010-47 39 59.

10

Les chiffres

En pourcentage, la réduction de CO2 en 2012 de 45 éoliennes en BW.

9

Le nombre de sites où l’on pourrait disposer des éoliennes

en BW.

5

En euros, le montant à investir par semaine et par famille pour une part.

Pas de résultats.