Inbev dirait adieu à l’Europe centrale
MUNSTER,JEAN-FRANCOIS
Samedi 13 juin 2009
Brasserie Anheuser-Busch Inbev aurait mis en vente sept filiales
AB Inbev aurait mis en vente ses filiales dans sept pays d’Europe centrale. Cette zone fragmentée en petits marches ne serait plus stratégique pour Anheuser-Busch Inbev. Le fonds CVC serait candidat.
Un candidat au moins se serait déjà fait connaître : le fonds d’investissement CVC, bien connu en Belgique en tant qu’actionnaire minoritaire de la Poste. La petite histoire ne dit pas s’il a pris langue avec l’un de ses anciens conseillers, aujourd’hui administrateur délégué de cette même Poste, Johnny Thijs. Ce dernier a dirigé l’expansion internationale d’AB Inbev (Interbrew à l’époque) dans les années 90, notamment en Europe centrale… Pourquoi vendre l’Europe centrale ? Parce qu’elle n’est visiblement plus considérée comme stratégique. La priorité pour AB Inbev actuellement, c’est l’Amérique du Sud et du Nord. Pas l’Europe. Parce qu’aussi le modèle d’entreprise brésilien qui consiste à travailler avec un nombre réduit de lignes de distribution sur de grosses zones économiques s’applique difficilement à l’Europe centrale vu la faiblesse des positions dans certains pays (République tchèque, Roumanie…) et la taille, parfois très petite, de ces marchés (Croatie, Monténégro…).
La vente des activités d’Europe centrale est un second choix. AB Inbev avait d’abord mis en vitrine ses activités allemandes. Des contacts avaient été noués avec Radeberger, filiale brassicole du groupe Dr. Oetker mais ceux-ci n’ont jamais abouti.
Parallèlement à ces cessions d’actifs, AB Inbev continue à restructurer sa dette. Il a annoncé vendredi l’émission d’obligations pour 750 millions de livres sterling, soit environ 882 millions d’euros. C’est la huitième émission de ce genre depuis le rachat d’AB en novembre dernier.
