Les cumuls qui posent vraiment question
BOUILLON,PIERRE
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Mercredi 8 juillet 2009
Allez : il n’y a pas de Vérité en matière de cumul. Et si l’on connaît des députés-maires qui n’en touchent pas une au parlement, on connaît des non-cumulards aussi inactifs qu’eux. Au fond, c’est une affaire de dignité. Des élus honorent leur(s) mandat(s). D’autres non. Et le projet de l’Olivier de réduire à 1/3 la part de cumulards dans les parlements régionaux n’y changera rien.
Sauf que la règle privera le parlement régional d’expériences locales utiles. Et que, à l’inverse, en amenant des élus à choisir la Région, on va priver le terrain local de personnalités d’envergure. Bien plus utile de notre point de vue : le projet de créer un organisme de contrôle indépendant destiné à détecter les risques de conflits d’intérêts. Mais pour en revenir au cumul, le débat s’est engagé par son bout le plus dérisoire. Car quels sont les cumuls qui, comme on dit, posent question ? Trois exemples.
a. En son temps, Elio Di Rupo a cumulé la présidence du PS avec la ministre-présidence de la Région wallonne. C’était insensé.
b. Le MR serait à 31 % et le ministère des Finances serait un modèle de gestion que le cumul pratiqué par Didier Reynders nous poserait question. C’est dire que là, vu l’état du MR et vu l’état du ministère en question, il ne pose plus question ; il pose problème.
c. Après une campagne dans laquelle elle s’est impliquée avec l’ardeur qu’on lui connaît, Joëlle Milquet, présidente du CDH, s’est mise à négocier les accords Olivier. Sans désemparer. Six jours sur sept. Du lever au couchant. Et à l’automne, la même Milquet s’impliquera dans le débat communautaire. Sans désemparer. Du lever au couchant.
Quand est-elle donc ministre
fédérale de l’Emploi ?
La nuit ?
