Un nuage chloré brûle la végétation à Chastre

BELGA

Mardi 11 août 2009

Un incident a provoqué la formation d’un nuage chloré à Cortil-Noirmont. L’entreprise Chimtex confirme une mauvaise manipulation dans les produits et parle d’un incident « tout à fait isolé ». Le bourgmestre de Chastre confirme de son côté que l’entreprise ne disposait pas des autorisations requises.

En attendant le rapport de la police de l’environnement (DPE), le bourgmestre a donné 72 h aux responsables pour arrêter son activité et écouler son stock.

Mardi, le bourgmestre Claude Jossart était en mesure de confirmer que les riverains de l’entreprise qui ont été en contact avec le nuage de chlore lundi matin ne souffriront pas d’autres problèmes de santé. Les substances chlorées en cause n’ont pour seul effet que de provoquer de l’irritation temporaire au niveau des yeux et des muqueuses. A la connaissance du bourgmestre, quatre personnes du voisinage immédiat de Chimtex ont consulté un médecin.

Le bilan est nettement moins positif en ce qui concerne les végétaux qui se trouvaient sur le passage du nuage à sa sortie de l’entreprise. La concentration était telle que les pelouses, arbres et haies ont été brûlés sur plusieurs dizaines de mètres, avant que le gaz se mélange avec l’air. Les dégâts matériels pour certains riverains sont donc importants.

Dans un communiqué rédigé par un avocat, la société semble reconnaitre sa responsabilité. « Suite à une erreur de manipulation dans les produits et nonobstant l’activation immédiate des dispositifs de sécurité, un nuage de chlore s’est échappé de l’entreprise. Le risque a donc ainsi pu être limité. Il s’agit là d’un incident tout à fait isolé. La SPRL Chimtex tient à préciser qu’elle a d’ores et déjà effectué une déclaration de sinistre auprès de sa compagnie d’assurances aux fins que les préjudiciés puissent le cas échéant être indemnisés. La SPRL Chimtex n’entend pas se dégager de ses responsabilités », indique l’avocat de l’entreprise.

Il apparaît que l’entreprise qui fabrique des produits pour épurer les eaux ne disposait pas des autorisations nécessaires pour procéder aux mélanges chimiques qu’elle effectuait sur le site de Cortil-Noirmont. Un permis de classe II a été demandé mais la commune l’a refusé et un premier recours de l’exploitant devant la Région wallonne a échoué.

Ce refus avait été signifié à Chimtex en février 2009. Comme l’incident de lundi a prouvé que les activités se poursuivait sur le site, le bourgmestre a donné 72 heures à l’entreprise pour écouler ses stocks. La commune est en attente du rapport qui sera remis jeudi ou vendredi par la Division de la police de l’Environnement (DPE) pour prendre d’éventuelles autres mesures.

L’avocat de l’entreprise ne conteste pas cette absence de permis mais précise que les motifs du refus étaient d’ordre urbanistiques et ne portaient donc pas sur des motifs environnementaux ou d’éventuels dangers de l’exploitation. Un recours, introduit au Conseil d’Etat contre le refus de ce permis, est par ailleurs toujours pendant.

(belga)

Pas de résultats.