Metalgroup est en danger

ALBIN,DIDIER

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Vendredi 14 août 2009

Marcinelle En pertes, la PME provinciale recourt au chômage

C’est l’inquiétude au sein de l’entreprise provinciale de travail adapté Metalgroup à Marcinelle qui occupe un peu plus de 150 travailleurs (dont plus de 120 handicapés subventionnés par l’Awiph) à des activités de conditionnement de produit, de sous-traitante industrielle et de services. La situation économique se détériore et les finances sont catastrophiques. « En sept mois, la PME a accumulé cent fois plus de jours de chômage qu’au cours de la même période de 2008, selon le délégué principal du Setca. Nous en sommes à 3.400 en sept mois. On s’attend à ce que les pertes financières atteignent un record historique à plus de 600.000 euros ».

Au point où des administrateurs ont refusé de voter le budget 2009. En cause : la crise, mais aussi l’héritage de mauvais choix de gestion. Dans un mail dont nous avons pu prendre connaissance, les travailleurs envisagent de débrayer pour forcer la direction et l’exécutif à apporter des réponses concrètes au malaise. « Nous demandons depuis des mois à disposer d’un organigramme de fonction, observe le délégué. Or, nous ne voyons rien venir ». Que dire alors d’un véritable plan de relance après la perte d’Hartmann, qui occupait 36 temps-plein dans le domaine médical… Clairement, le laxisme politique est mis en cause. Le député provincial Yves Lardinois (PS), qui préside le conseil d’administration, est suspecté de ne pas chercher à redresser l’entreprise de travail adapté (ETA) pour la pousser vers une rationalisation. Il dit vouloir chercher des clients de remplacement aux majors que sont Caterpillar et Sonaca, dont la baisse de charge affecte les sous-traitant. Mais les alternatives ne convainquent pas le personnel. Ce vendredi, le député provincial proposera la mise en place d’activités de repassage et de lessive pour collectivités. Des créneaux d’avenir, dit-il. Le Setca a fait ses comptes et estime que ça n’occupera pas plus de deux emplois. Ce qui pourrait rapporter plus, c’est le rapprochement de Metalgroup avec

l’autre ETA du Hainaut oriental, Le Relais de la Haute Sambre, en déconfiture. Après la fermeture de sa supérette, cinq personnes viennent d’y être licenciées. Ce seront les dernières. L’entreprise offre par contre du potentiel : à travers ses sections d’aérogommage (nettoyage de tags) et d’horticulture qui pourraient amener du travail. L’opération de rapprochement se fera vite. Le député entend la mener au plus vite, pour qu’une nouvelle structure soit en place en janvier.

Pas de résultats.