Industries SDF à Bruxelles ?

ROBERT,FRANCOIS

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Samedi 5 septembre 2009

Economie Les Classes moyennes viennent à la rescousse de la SDRB

La Région bruxelloise perd chaque mois quelque 8.600 m2 de surfaces industrielles et économiques. A ce rythme, il ne restera plus rien dans moins d’un an. Ce n’est pas la première fois que la SDRB (Société de Développement pour la Région de Bruxelles) tire la sonnette d’alarme. Elle est désormais rejointe par l’UCM (Union des Classes moyennes) Bruxelles : « La SDRB joue dans l’implantation des entreprises un rôle majeur. dit Francine Werth. C’est elle qui souvent trouve un site d’implantation pour les entreprises. Au cours de la période 2002-2008, 292 sociétés se sont implantées grâce à la SDRB, ce qui représente 7.523 emplois. Pour l’année 2008, la SDRB a accordé 56 agréments portant sur 631 emplois. »

Un gros point noir, hélas : le nombre de terrains et d’immeubles en portefeuille de la SDRB fond comme neige au soleil. En 2008, le stock de terrains consommés pour satisfaire les besoins d’entreprises candidates a porté sur 9 ha, le stock disponible n’étant plus que de 52.324 m2. « Au cours de l’année écoulée, constate l’UCM, la SDRB a enregistré pas moins de 294 demandes correspondant à 4.660 emplois. La pénurie en terrains n’a malheureusement pas permis de répondre à la totalité de la demande. Ainsi, 109 entreprises répondant à l’ensemble des critères d’éligibilité (soit 37 % du total) voient leur demande mise sur une liste d’attente. »

L’affectation industrielle et économique est désormais une fonction faible à Bruxelles. De nombreuses demandes de permis ont eu pour résultat de reconvertir des ateliers en lofts. En 2008, 253 permis ont reconverti 172.026 m2 de surfaces à vocation économique en lofts. L’UCM Bruxelles réclame dès lors d’urgence des mesures de protection. Elle a demandé un mémorandum au gouvernement bruxellois que les budgets alloués à la SDRB à l’expansion économique soient sensiblement augmentés afin de permettre à cette institution de remplir sa mission. « A tout le moins, les terrains et bâtiments gérés par la SDRB devraient exclusivement être réservés aux activités industrielles et services technologiques. Nous plaidons pour que lors de la révision du PRD (plan régional de développement) et du PRAS (plan régional d’affectation du sol) à réaliser au cours de la prochaine législature, des mesures de protection de la fonction économique soient prises. »

Le gouvernement va-t-il suivre ? La déclaration gouvernementale prévoit de renforcer la mission d’accueil des entreprises de la SDRB. Encadrée par l’Agence immobilière économique, l’offre publique de bâtiments et de terrains devrait être augmentée et la Région entend aussi créer des parcs pour PME (modules de 200 à 250 m2).

Reste à savoir si les moyens financiers permettront de concrétiser ces bonnes intentions.

Pas de résultats.