Tumblr : nouvelle coqueluche du web 2.0 ?

n.c.

Jeudi 24 septembre 2009

Lancé en 2007, Tumblr (prononcez « teumbleur ») commence tout doucement à se faire un nom auprès du grand public. A mi-chemin entre un blog classique et un compte Twitter, Tumblr propose un service de microblogging  rapide et facile à prendre en main. Une manière de « bloguer » qui pourrait séduire bien des internautes…

Essayons de faire simple : Tumblr est un service qui vous permet tout d’abord de publier des articles et tout type de contenu (photos, vidéos, audios, liens,…). Il est également possible d’y agréger des flux, comme par exemple ceux de vos blogs ou de votre Twitter.  Enfin, le tableau de bord vous propose aussi de « suivre » l’activité d’autres utilisateurs.  Et j’en passe, les possibilités sont nombreuses mais paradoxalement simples et intuitives.

Cette description n’est pas sans rappeler les fonctionnalités de Storytlr (lire par ailleurs) . « A la base, Tumblr et Storytlr n’avaient pas les mêmes objectifs mais finalement ils proposent des services assez semblables, confie Laurent Eschenaeur, cofondateur de Storytlr. C’est d’ailleurs un constat qui vaut pour beaucoup de plateformes sociales. » A l’image de Tumblr, de plus en plus de sites communautaires, Facebook en tête, proposent des outils toujours plus simple pour publier, partager ou relayer du contenu. « Aujourd’hui, tout le monde – ou presque – blogue au sens large du terme, poursuit Laurent Eschenaeur. Vous changez de statut sur Facebook, vous postez une photo sur Flickr, vous publiez un lien sur Twitter,… tout ça, c’est du blogging !»

C’est dans ce contexte qu’un site comme Tumblr trouve son public : il agrège toutes vos traces - et celles de vos followers - éparpillées sur le web, de la simple navigation à l’écriture d’un blog et exporte les contenus créés vers les autres plateformes. Ainsi, Tumblr réorganise vos productions numériques – comme sur un blog – tout en facilitant le partage de contenu – à l’image de Twitter. « Il est évident que Tumblr et les autres services du genre offrent plus de flexibilité que les blogs, concède le cofondateur de Storytlr. Même si cela pose le problème de la duplication des contenus sur différentes plateformes… »

Reste la question du financement - comme pour de nombreux sites internet. Avec son utilisation gratuite et ses 2 millions d’utilisateurs à peine, on perçoit difficilement le modèle de revenus de Tumblr. « Pour l’instant, tout ce qui importe Tumblr, c’est sa croissance ! » conclut Laurent Eschenaeur.

Avec un éventuel rachat à la clé ?


Gil Durand

Ps : pour les plus curieux, jeter également un œil à Posterous.  L’idée originale : le service ne requiert pas d’inscription puisque tout fonctionne par mail. Et même si son audience n’est pas encore aussi élevée que celle de Tumblr, sa courbe de croissance laisse présager de futurs succès…

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