Des centaines d’ossements découverts

VANDENDRIES,JEAN

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Lundi 28 septembre 2009

Nivelles Bilan des fouilles archéologiques

Du 23 mars au 31 août, une équipe de quatre chercheurs dirigés par l’archéologue Marie-Laure Vanhove a fouillé le sous-sol proche de la collégiale. Elle a mis au jour des ossements nombreux.

Les travaux de la Grand-Place connaîtront un nouveau souffle le 5 octobre, soit le lendemain du Tour Sainte-Gertrude. L’espace compris entre la rue de Mons et le palais de justice a été divisé en cinq tronçons. Le premier concerne le bas de la rue de Mons caractérisé par le perron.

Aujourd’hui, l’heure est au bilan pour ces fouilles qui ont été favorisées par un temps clément. Elles ont permis de découvrir, entre la rue de Mons et la rue de Saintes, une voie pavée avec un collecteur (égout) sur lequel s’accrochaient des rigoles provenant des maisons accolées à la collégiale ainsi que le mur de façade d’une d’entre elles.

Le produit des fouilles entre la rue de Saintes et le palais de justice est bien plus impressionnant. Il y eut d’abord la découverte d’un mur des alloirs (une promenade le long du chœur de l’église) et des caves de trois maisons construites contre ces alloirs face à ce que l’on appelait le marché aux cochons, soit l’accès au cloître par l’actuelle place Lambert Schiffelers.

De l’église paroissiale Notre-Dame, initialement l’église mère qui fut « saccagée » lors des fouilles de 1960, on a retrouvé un mur ainsi que des ossements de plusieurs centaines de personnes enterrées dans le cimetière, des hommes, des femmes, des bébés.

Au niveau supérieur, les squelettes sont entassés les uns sur les autres. Des ossements bien conservés, disposés dans de simples linceuls ainsi que l’attestent quelques épingles. On se trouve en présence de ce qu’on appelle la déconnexion anatomique, par exemple quatre crânes l’un à côté de l’autre, un corps sans bras ou sans jambes. Pas de dépôt funéraire (bague, offrande, etc.).

Il en va tout autrement pour la couche inférieure dont le type de terrain a permis la conservation du bois, donc de cercueils (fait rare en Wallonie !) assez bien conservés et superposés, se recoupant en quelque sorte en raison de la quantité importante d’individus enterrés de manière assez anarchique. Des cercueils de plusieurs types en fonction de l’agencement des planches, trapézoïdaux, à claire-voie, clayonnés, à traverses.

La datation des ossements sera obtenue via la dendrologie d’une part, le carbone 14 de l’autre. On a isolé des échantillons qui auraient pu être envoyés aux Etats-Unis (très cher) mais qui sont partis à Groningue.

Pas de résultats.