La police a fait son show

STAGIAIRE; DELEPIERRE,FREDERIC

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Vendredi 2 octobre 2009

Police Journée portes ouvertes ce samedi aux casernes à Etterbeek

Le bruit des pales d’un hélicoptère se fait entendre. Soudain il surgit à hauteur du toit d’un immense bâtiment rouge de la police fédérale dans le quartier Géruzet des casernes d’Etterbeek. La porte de l’engin blanc s’ouvre. Des hommes cagoulés et totalement vêtus de noir jaillissent de l’appareil. Ils bondissent sur le toit de l’immeuble et lancent à tour de rôle une corde qui leur permettra de descendre en groupe en rappel le long de la façade.

A quelques mètres de là, plus de 250 gamins réunis sur la cour d’honneur de la caserne applaudissent à tout rompre. Les oh et les ah d’émerveillement fusent de toutes parts. Pour certains, c’est sûr, c’est une révélation.

« Cette journée est une première, commente Tine Hollevoet, porte-parole de la police fédérale. Samedi, ce sera la journée portes ouvertes dans la caserne. Nous présenterons au public une grande partie de nos domaines d’activités. Il aura accès à nos écuries, il pourra faire des tests dans une voiture tonneau. Nous mettrons aussi à sa disposition un stand de tir, un mur d’escalade, notamment. »

Mais pourquoi donc les enfants étaient-ils présents ce jeudi ? « Nous avons voulu faire plaisir aux enfants de toutes les écoles d’Etterbeek, francophones ou néerlandophones. Toute l’année, ils voient nos chevaux, entendent les sirènes et voient les hélicoptères sans trop savoir ce qui se passe derrière les murs, poursuit Tine Hollevoet. Comme ce sont nos voisins, nous avons voulu les inviter à entrer chez nous. Qui sait, ça créera peut-être des vocations. »

Etape suivante pour les écoliers, un exercice de dérapages contrôlés. Chaud et riche en émotions. Sur le tarmac arrosé afin de le rendre plus glissant, deux BMW saisies à des truands. Une noire et une verte. Tour à tour, les gamins sont invités à monter à bord aux côtés d’un policier du centre de perfectionnement de conduite. Démarrage en trombe. Les pneus crissent et dégagent de la fumée. Premier virage et premier dérapage. Les voitures disparaissent derrière un hangar pour réapparaître dans un nouveau tête-à-queue. Le tour de manège est fini. Les enfants descendent des voitures. Fiers, souriants. Pour certains, le teint est un peu plus blême.

Direction les stands d’informations pour se renseigner sur les stupéfiants, les disparitions et l’identification des victimes.

Programme : www.policefederale.be

Futur policier ?

Alexandre, 10 ans, élève à l’Institut Sainte-Anne d’Etterbeek est un des courageux à avoir testé les dérapages en voiture : « je n’ai pas eu si peur ! On partait dans tous les sens mais c’était trop bien ! » Malgré cet enthousiasme, la descente en rappel restera son moment favori. Un futur policier s’est peut-être découvert lors de ces démonstrations !

trop dangereux!

A peine un pied hors de la voiture, Evelina, 10 ans de l’Institut Sainte-Anne s’exclame : « c’était vraiment chouette mais j’ai eu peur. » Evelina n’aura pas trouvé sa voie aujourd’hui : « c’est trop dangereux, je préfère quelque chose de plus calme. » Elle a donc logiquement préféré l’atterrissage de l’hélicoptère ! Après tout, il en faut pour tous les goûts…

Une autre image

Claude est cagoulé. Son identité, il est tenu de la préserver car il appartient à l’unité spéciale d’intervention. Celle que l’on envoie sur les cas extrêmes. « Ce genre de journée permet d’avoir un meilleur contact avec la population car je trouve que l’image que les gens ont de nous n’est pas complète. Et après notre numéro, je sens une réelle envie chez les enfants. »

la prévention

Alain Luypaert s’amuse. Les enfants de pressent autour de son stand consacré aux stupéfiants. « Nous avons de plus en plus de demandes pour du matériel didactique. C’est important car les jeunes consomment de la drogue de plus en plus tôt. C’est la raison pour laquelle nous utilisons la cannabox, une boîte qui permet de sentir du cannabis. L’odeur est très forte et provoque un rejet chez les enfants. »

Pas de résultats.