Les enseignants échapperont aux économies
BOUILLON,PIERRE
Vendredi 9 octobre 2009
Les enseignants ne feront finalement pas les frais des mesures d’économies annoncées. Le gouvernement Demotte a décidé de « lisser » les subsides aux écoles.
Mercredi, le gouvernement de Rudy Demotte (Région wallonne/Communauté française) a finalisé l’ajustement des budgets 2009 des deux entités. L’opération avait été entamée dimanche. Pour remettre sur pied ces budgets, déréglés par la crise et l’effondrement des paramètres (croissance négative, inflation zéro), il a fallu trouver environ 200 millions d’euros, selon les chiffres du cabinet d’André Antoine (CDH), ministre du Budget. Le trou a été rebouché. Sur la manière (les mesures), on sera renseigné plus tard, l’exécutif ayant décidé de « communiquer de manière globale » sur l’ajustement 2009 et sur les budgets 2010 à encore rédiger – ceci fera l’objet d’un conclave qui démarrera samedi pour se terminer lundi ou mardi. D’ores et déjà, les groupes de travail phosphorent et, pour 2010, des idées s’affinent. Au volet scolaire, il se précise qu’une mesure touchera bien les subsides/dotations de fonctionnement des écoles. Au départ, il était question de figer, de suspendre, durant un délai donné (un an, deux, davantage…), le plan de revalorisation des frais de fonctionnement (plan dit de la Saint Boniface). Au Soir de lundi, Antoine disait chercher des « solutions techniques » pour adoucir l’affaire. Il semble quasi-acquis, à ce stade, que l’on ne figera pas la Boniface mais que l’on devrait
plutôt en ralentir le rythme, selon un tempo à encore mettre au point. Un même type de lissage serait prévu pour les emplois promis par le décret sur l’encadrement différencié, bénéficiant aux écoles en difficulté. Une première tranche de 15 millions a été libérée pour l’année scolaire 2009-2010 – et on ne revient pas dessus. Pour la seconde tranche (25 millions), initialement promise pour la rentrée 2010, on songe à une entrée en vigueur progressive.
