L’accord nucléaire est bon
CONDIJTS,JOAN
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Mardi 13 octobre 2009
Parce que trois groupes d’experts, issus de sphères diverses, ont dit et répété, à plusieurs années d’intervalles, que l’option nucléaire devait être maintenue et s’intégrait dans un parc de production varié, assurant la sécurité d’approvisionnement du royaume. D’aucuns les ont taxés de « pro-nucléaires ». Que quelques-uns le fussent, peut-être, que tous l’aient été, non.
Parce que, aussi, les tentatives visant à briser le monopole de fait d’Electrabel n’ont pas livré les effets escomptés. Depuis 1999, les gouvernements et les ministres de l’Energie successifs n’ont cessé de lutter contre l’électricien, finalement racheté par le français Suez, devenu GDF Suez. Un combat livré au nom de la libéralisation du marché, de la sacro-sainte concurrence, panacée citoyenne qui viendrait à bout de tarifs électriques trop élevés. Mais, à l’heure du résultat, rien, « nada », « nothing ».
Le même GDF Suez continuait de s’enrichir, les autres fournisseurs continuaient de tenter de lui disputer sa suprématie et les contribuables continuaient de payer leur électricité plus chère que leurs voisins français par exemple. Cette liberté de choix n’a livré que complexité, transparence inutile et bénéfices minimes. Un échec. Celui d’un modèle de libéralisation à l’européenne – dans l’énergie du moins.
Parce que, enfin, ce texte se révèle l’embryon d’une vision énergétique. Après ces luttes stériles, ces musculations souvent politiciennes, une réelle politique énergétique était nécessaire. GDF Suez va partager son gâteau atomique. Au profit de l’Etat, du citoyen qui goûtera le fruit des coûteux efforts consentis pour amortir rapidement ces centrales nucléaires.
Le groupe français maintiendra une activité stratégique en Belgique : le siège de sa division « Europe et international », soit le principal pilier de cette entreprise. Sans oublier l’emploi ou « Tractebel engineering », véritable pépite : les ingénieurs belges travaillent discrètement sur les plus emblématiques chantiers de la planète, du canal de Panama au viaduc de Millau. A défaut d’avoir pu conserver ces activités sous pavillon national, les voici ancrées pour quelques années.
