Budget : « L’épargnant va payer la facture »

n.c.

Mardi 13 octobre 2009

Les grandes banques répercuteront sans aucune doute sur les clients la prime supplémentaire qu’elles devront payer sur les dépôts, a dénoncé un porte-parole de la Deutsche Bank. La banque allemande n’est pas membre de la fédération sectorielle qui a indiqué souhaiter étudier les modalités de l’accord avant de donner sa position.

« Il est ironique de constater que l’épargnant, qui a déjà contribué en tant que payeur d’impôts au sauvetage des banques, doit payer la facture », a réagi un porte-parole de la Deutsche Bank, qui n’est pas membre de la fédération sectorielle Febelfin.

Deutsche Bank dénonce par ailleurs le fait que le secteur financier, en échange de la taxe, reçoive en retour une partie de ce qui est mis de côté pour protéger l’épargnant. « Ce n’est pas utile. Ce que le système prévoit pour protéger l’épargnant doit subsister à ce niveau. Cela ne doit pas être dirigé vers les banques », affirme la Deutsche Bank qui estime encore que les banques doivent prendre de la distance avec ces moyens et qu’elle sera la première à le faire.

Febelfin épluche les modalités de l’accord

La fédération sectorielle Febelfin a indiqué mardi souhaiter étudier les modalités de l’accord avant de donner sa position. Le syndicat des employés LBC a de son côté fait part de son désaccord étant donné qu’aucune garantie en termes d’emploi n’a été demandée aux banques.

Ivan Lathouders, analyste de la banque Degroof, estime que la décision gouvernementale coûtera 100 millions par an à KBC à partir de 2011, écrit mardi De Tijd.

KBC ne souhaite pas faire de commentaires sur ce montant.

« Actuellement, nous disposons de très peu d’informations. Nous n’allons pas nous prononcer sur les chiffres tant qu’il n’y a aucune certitude », a indiqué un porte-parole de la banque. Dexia a pour sa part estimé que l’étude des détails prendra du temps, tout en ajoutant qu’il n’était pas certain que la banque allait communiquer rapidement sur le sujet.

Les syndicats fort critiques

De leur côté, les syndicats ont réagi négativement à l’accord avec les banques. « On demande des engagements en termes d’emploi au secteur horeca, alors pourquoi pas la même demande aux banques ? L’accord montre aux banques un laissez-passer politique pour organiser davantage le chômage dans le secteur et faire payer cet impôt au client », a réagi Stefaan De Cock, secrétaire général du syndicat des employés

(D’après Belga)

Pas de résultats.